« Dans le monde de la tech, chaque réseau social rêve d’avoir la lumière… mais il faut parfois attendre qu’un autre grille une ampoule ». C’est exactement ce qui est arrivé à Skylight, la plateforme qui fait parler d’elle comme LA nouvelle étoile filante des applis vidéos. Pendant que TikTok joue à la chaise musicale de l’actionnariat et déclenche quelques bugs intempestifs, Skylight s’envole vers des sommets inattendus. Morale de l’histoire : parfois, il suffit qu’un géant éternue pour qu’un challenger se mette à respirer plus fort…
Lancée un peu dans l’ombre l’an dernier (avec l’un de ses fans les plus célèbres : Mark Cuban. Oui, oui, le milliardaire aux vestes improbables !), Skylight aurait pu n’être qu’une copie parmi d’autres. Mais sa particularité ? Elle carbure à l’open source et repose sur l’AT Protocol, la même sauce secrète que Bluesky — le fameux réseau social « anti-X » qui fait vibrer 42 millions d’utilisateurs. Un air de famille dans la décentralisation, et un petit côté rebelle qui la rend tout de suite plus sexy.
Pas question ici de jouer le rôle du petit TikTok des campagnes : Skylight propose déjà des profils personnalisés, un éditeur vidéo intégré et une ribambelle de fonctions communautaires, comme la possibilité de créer des flux sur mesure. La plateforme ne cesse de grossir, dépassant déjà les 380 000 utilisateurs et plus de 150 000 vidéos uploadées maison. Et grâce à son ADN ouvert, elle pioche même dans le vivier vidéo de Bluesky. On dirait une appli qui ne veut pas choisir dans le menu, non ?
Quand TikTok éternue, Skylight rattrape le mouchoir… et quelques milliers d’utilisateurs au passage !
L’origine de ce boom ? C’est un cocktail savoureux de crise de confiance envers TikTok (merci les changements d’actionnaires US-chinois et les nouveaux investisseurs façon « Team Trump »), d’inquiétudes bien senties sur la confidentialité et d’une politique GPS un poil trop intrusive. Ajoutez quelques ratés techniques au mauvais moment, et vous obtenez un afflux massif de curieux chez Skylight. Preuve par les chiffres : en un jour, trois fois plus de vidéos ont été visionnées, et le nombre d’inscriptions a bondi de 150 %. Même la fidélité des utilisateurs explose, alors que beaucoup pensaient que l’open source rimait avec « geek réservé ».
Est-ce pour autant la fin du règne TikTok ? Pas encore. Avec ses 200 millions d’utilisateurs US actifs par mois, le mastodonte chinois est loin de trembler. Pourtant, Skylight a un argument choc : ici, ce ne sont pas quelques têtes pensantes cachées derrière des algorithmes opaques qui dictent votre fil d’actualité, mais la communauté elle-même. Moins de manipulations, plus de personnalisation, pas de promesse en l’air mais des droits techniques inviolables. Bref, la tech au service du peuple (ou presque).
N’empêche, l’histoire nous rappelle que le marché du social vidéo n’est jamais à l’abri d’un coup de tonnerre. Aujourd’hui, c’est une faille tombe à pic qui propulse Skylight. Et demain ? Si on en croit l’enthousiasme de sa fondatrice Tori White, la lumière ne risque pas de s’éteindre de sitôt. Le match est ouvert (et ce n’est pas TikTok qui dira le contraire… surtout s’il bug !).
Alors, TikTok ou Skylight ? Dans la guerre des applis vidéo, c’est peut-être celui qui regarde qui finit par être vraiment vu… Et n’oubliez pas, chez Skylight, rien ne se perd, tout se partage… sauf les bugs !
Source : Techcrunch




