“Un bon développeur, c’est comme un magicien… sauf que son lapin, c’est une appli qui lance une appli.” Voilà qui résume bien la folie actuelle dans le monde du développement et de l’IA générative ! Alors que beaucoup d’anciennes startups jonglent pour rester à la page depuis l’arrivée de ChatGPT, une plateforme sort son épingle du jeu : Vercel, la boîte qui héberge vos sites préférés et les apps créées à la pelle par humains ET intelligences artificielles (oui oui, même celle de votre neveu qui ne sait pas coder, mais bosse avec un agent IA !).
Il faut dire que Guillermo Rauch, le DG ultra enthousiaste de Vercel, n’a pas sa langue dans sa poche. Lors de la conférence HumanX à San Francisco, il n’a pas hésité à déclarer : “Quand j’ai fondé cette entreprise, seule une poignée de gens pouvaient déployer des apps. Maintenant, tout le monde s’y met… même mamie pourrait lancer son app de tricot connecté!”. L’explosion du développement d’apps par des non-développeurs, dopée par les IA, fait littéralement décoller Vercel. Et pour une plateforme d’hébergement, c’est Noël toute l’année : de 100 millions de dollars de revenus annuels début 2024 à… 340 millions à peine deux ans plus tard. Qui a parlé de crise ?
Niveau entrée en bourse, Vercel joue pourtant la carte du suspense — sans nous faire languir pour autant. Rauch annonce que l’entreprise fonctionne “comme une société déjà cotée”, mais impossible d’avoir un calendrier précis pour l’IPO. Pourquoi ? Parce que la fenêtre des introductions en bourse s’est coincée, la faute (ou grâce ?) à la panique autour de l’IA dans la tech. Les géants comme SpaceX, Anthropic, OpenAI font la fine bouche et tant que ces mastodontes ne se jettent pas à l’eau, le reste des candidats — dont Vercel — patiente en dansant la Macarena.
La révolution IA n’efface pas la créativité humaine, elle la multiplie par Vercel !
Pourtant, dans les coulisses, Vercel n’attend qu’un signal. Rauch claironne qu’ils sont prêts et — petite orgueilleuse — que leur “marché total adressable n’a tout simplement pas de plafond”. Une façon élégante de dire : “le ciel (et le cloud) est la limite !”. La vraie nouveauté, ce n’est pas juste de concurrencer Cloudflare ou AWS – c’est surtout de parier que bientôt, la majorité des apps seront… générées par des IA pour des IA, des sortes de tamagotchi numériques qui codent à la place de Bob le bricoleur version 2.0.
Déjà, selon Rauch, 30 % des applications sur Vercel sont pondues non par des humains mais par des agents IA. Ils bossent jour et nuit, n’ont pas besoin de café et ne se plaignent pas du boulot le lundi matin. Et comme il devient plus simple d’avoir “son” app personnalisée en la générant, qu’en passant trois mois à en acheter une clé en main, Vercel parie gros : toutes ces micro-apps vont finir… hébergées chez eux.
Côté armes secrètes, la boîte se dote d’outils fun comme le fameux “v0”, un générateur d’apps et sites à la sauce IA. Résultat, avec près de 10 milliards de dollars de valorisation et un marché qui grossit à chaque GPT, Vercel regarde l’avenir d’un air gourmand. Un nuage d’apps IA, vraiment ? Oui, mais attention, même chez Vercel, on ne vend pas la byte avant d’avoir hébergé l’app !
Source : Techcrunch




