« On ne juge pas un livre à sa couverture, ni une méta-entreprise à ses likes. » Voilà qui résume bien le paradoxe du moment chez Meta, autrefois reine incontestée de la Silicon Valley, aujourd’hui plus discrète sur la grande scène mondiale de l’IA. Alors que tout le monde parle de ChatGPT ou d’IA générative sauce Google, Mark Zuckerberg et sa bande tracent leurs chemins dans l’ombre… pour le meilleur et surtout pour le chiffre d’affaires.
Il semblerait que Meta aime les conversations autant que les ados aiment les émojis : leurs outils d’IA destinés aux entreprises orchestrent maintenant 10 millions d’échanges hebdomadaires, contre un modeste million au début de l’année. Une ascension fulgurante, boostée par le déploiement international de leur assistant IA, désormais polyglotte, qui s’invite partout du Texas à Tahiti. Des testers chanceux partout dans le monde profitent gratuitement de ces services – pas mal le cadeau d’entreprise !
Mais attention, la gratuité version Meta, c’est comme une pub non-skippable : ça ne dure jamais éternellement. Mark Zuckerberg himself a glissé lors du dernier call avec les actionnaires qu’un modèle de monétisation s’invitera bientôt à la fête. Difficile d’imaginer qu’avec autant de conversations à gérer, la tentation de faire payer un ticket d’entrée n’arrive pas très vite… Bref, si vous êtes une PME, profitez tant que c’est open bar !
Meta prépare une révolution discrète de l’IA conversationnelle, mais la discussion pourrait bientôt coûter plus qu’un simple « like ».
Et la tech party ne s’arrête pas là. Meta infuse de l’IA partout dans ses produits pro : pub créative boostée à la génération de vidéos (avec 3% de conversions en bonus pour les annonceurs, merci IA !), lancement d’une open beta pour brancher ses campagnes pubs à des agents IA… Bref, de nouveaux jouets chaque semaine pour marketers, CM, et autres accros à la pub ciblée. Ah, et la nouvelle superstar maison, Muse Spark – une IA « made in Meta Superintelligence Labs » – arrive pour donner encore plus de pep’s à la création de contenu. Oui, chez Meta, l’IA, ce n’est pas juste pour briller dans les articles, c’est déjà le moteur des euros sonnants et trébuchants.
On entend souvent que Meta rame pour innover… Mais côté finances, ce n’est pas la dépression ! 885 millions de dollars générés rien que par les apps ce trimestre grâce à la montée de l’ère « premium » sur WhatsApp et compagnie. Nouveautés cosmétiques, sons personnalisés, et icônes sur-mesure pour vos tchats amoureux, le tout pour quelques euros de plus par mois : Meta a compris que l’amour, ça se monétise – surtout quand il passe par une notification mignonne.
Côté chiffres, c’est le jackpot : les revenus de Meta ont bondi à 56,3 milliards de dollars (+33% en un an) et le bénéfice net s’est envolé à 26,8 milliards. Comme quoi, on peut oublier Meta dans les débats sur l’IA, mais leur banquier, lui, ne les oublie pas. La discrétion a parfois du bon… surtout quand elle rapporte si gros.
En résumé, Meta, c’est un peu le Ninja de l’IA : pas toujours sous le feu des projecteurs, mais toujours prêt à faire un salto pour retomber sur ses pattes… et sur nos portefeuilles ! Allez, il ne reste plus qu’à inventer « Méta-morphose », la plateforme qui transforme vos likes en stock-options magiques !
Source : Techcrunch




