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Piratron : l’électricité a le compteur un peu court

« Ce n’est pas parce que la lumière s’allume qu’il n’y a pas un hacker qui tire les ficelles derrière l’interrupteur. » Voilà de quoi méditer à chaque fois que vous éteignez la lumière en partant ! Il semble que même nos compteurs électriques connectés ne sont plus à l’abri, comme le prouve la mésaventure tout droit sortie de « Mission Impossible » vécue par Itron, géant américain de la gestion énergétique.

Itron, basé à Liberty Lake (c’est plus pittoresque que Cyberland), a récemment été propulsé sous les projecteurs malgré lui : mi-avril, la société a découvert un intrus digital dans ses systèmes. Qui a tiré la sonnette d’alarme ? Mystère et boule de RAM. Ce que l’on sait, c’est que les hackers ont été évincés rapido, tel un spectateur sans ticket, et qu’il n’y a plus de mouvement suspect détecté depuis.

Dans le monde ultra-connecté d’Itron, on distribue l’énergie à plus de 110 millions de foyers et entreprises, sur tous les continents (ou presque – pas encore de partenariat avec la base antarctique). Pourtant, dans la déclaration très officielle à la SEC (oui, ce genre de vraie-fausse lettre d’excuses qu’on rédige après une soirée mouvementée), Itron ne dit ni quel type d’attaque s’est invitée chez eux ni si une rançon a été exigée. L’impact ? Mystère. Les hackers ont-ils juste jeté un œil ou emporté la vaisselle numérique en partant ? Suspense…

Même les compteurs intelligents peuvent rencontrer des hackers bien moins smart qu’eux !

On apprend tout de même que, par chance, la partie « hébergée côté client » de leurs systèmes n’a pas été touchée. Autrement dit, votre grille-pain et votre chauffe-eau connectés n’ont pas commencé à envoyer des messages codés à un sous-marin russe (ouf, on respire). Autre point rassurant : grâce à ses plans d’urgence et à sa bonne vieille stratégie de sauvegarde, Itron a continué à fournir de l’énergie comme si de rien n’était. Mais la société garde sous le coude la possibilité de rédiger encore plus de paperasse réglementaire, au cas où cette histoire tournerait au feuilleton judiciaire.

Les autorités ont été prévenues (on imagine la hotline du FBI surchargée : « Encore un compteur piraté ? »). Mais une zone d’ombre subsiste : qui est vraiment responsable de la cybersécurité chez Itron ? Apparemment, ni le community manager ni la personne qui change les ampoules n’ont souhaité commenter. Peut-être une stratégie pour éviter les ennuis, ou tout simplement parce que tout le monde était occupé à rallumer le serveur principal…

Sur un ton plus sérieux (mais pas trop), cette histoire rappelle que nos infrastructures du quotidien, même les plus basiques, ne sont jamais complètement à l’abri des pirates et autres corsaires numériques. Et pour paraphraser Edison : « Il suffit d’une faille pour faire court-circuiter tout un système. » Mais au moins, chez Itron, ils ont gardé la lumière allumée…

Espérons juste qu’à la prochaine attaque, ce ne soit pas la coupure générale. Restez branchés, et n’oubliez pas : mieux vaut prévenir qu’éteindre !

Source : Techcrunch

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