« Quand la route devient difficile, les durs prennent… le guidon électrique ! » Voilà un mantra qu’on pourrait accrocher dans les bureaux de Lectric eBikes, la petite marque de Phoenix qui ne se contente pas de pédaler, mais pédale carrément à contre-courant. Alors que beaucoup d’entreprises du secteur enfourchent le vélo de la faillite, Lectric investit 10 millions de dollars et multiplie les marques comme si la crise n’existait pas… ou comme si elle était en fait une belle opportunité déguisée !
Là où certains freinent des quatre fers ou lèvent un peu trop les deux mains du guidon, le patron de Lectric, Levi Conlow, accélère. « Je ne pense pas que le marché soit saturé, bien au contraire : on vient tout juste de réaliser notre meilleur mois de ventes avec près de 30 000 vélos écoulés ! » dit-il, l’air presque étonné de son propre embouteillage de succès. À côté, les grands noms du secteur se sont vautrés dans la gadoue financière, Rad Power Bikes en tête, passé de licorne à petit poney bradé en moins de temps qu’il n’en faut pour recharger une batterie.
Derrière cette miraculeuse survie, il y a surtout une méthode old school (et ô combien efficace) : pas de capital-risque qui brûle trop vite, une croissance au pas à pas, une boîte qui s’autofinance avant d’ouvrir une part du capital en 2020, et un flair pour récupérer les miettes laissées par les géants tombés… Comme quoi, rester petit, malin et rentable peut parfois valoir bien plus qu’un paquet de dollars et des paillettes dans la Silicon Valley.
Il faut savoir pédaler à contresens pour éviter de se prendre le mur du secteur… et ça, chez Lectric, ils l’ont bien compris !
Avec tout ça, pas question pour Lectric de mélanger les torchons et les serviettes (électriques, faut-il préciser !) : chaque nouvelle marque – Juiced Bikes, Juiced Powersports ou Monarc – est lancée comme un spin-off bien distinct, avec ses propres équipes, son style et ses ambitions. Pas de confusion, pas de cannibalisation ; mieux, Conlow applaudit même la concurrence interne, trouvant que ça dope la créativité et le service client. On est loin du syndrome de la grande pelouse où tous les vélos se ressemblent…
Monarc, le petit dernier du clan, joue lui la carte premium sans chichis : garanties longue durée, vrais humains (si, si !) qui répondent au téléphone, et une première bécane façon trail qui embarque double batterie LG, écran tactile couleur, radar à l’arrière et compte-rendu météo personnel (bon, d’accord, j’exagère un brin, mais c’est vraiment très geek !). Oubliez l’assistance IA : ici, “service client” rime avec “interaction humaine”, même si ça roule à l’électricité.
Chaque marque trace sa route avec son propre ADN, mais profite du coup de pouce logistique et de l’expérience de la maison mère. L’ensemble forme un écosystème où chaque acteur se pousse à donner le meilleur, tout en profitant du même vélo… pardon, du même turbo pour aller loin. Et si de nouvelles marques verront le jour ? Peut-être, mais pour l’instant, le staff de Lectric préfère savourer le goût de la réussite plutôt que celui de la surchauffe.
En résumé, Lectric prouve qu’en période grise, un brin de folie, un zeste de qualité humaine et beaucoup de bon sens peuvent faire rouler l’industrie là où on ne l’attend pas. Moralité : si la plupart déraillent, certains savent garder la chaîne en place. Et chez Lectric, décidément, on a la pédale optimiste !
Source : Techcrunch



