« L’argent ne tombe pas du ciel, sauf si vous travaillez dans l’IA en 2024 ! » Si vous pensiez que l’ère des licornes était terminée, détrompez-vous : Modal Labs vient prouver qu’entre deux levées de fonds, il y a toujours de la place pour viser la stratosphère. Après une hausse effrénée de leur valorisation fin 2023, voilà que la petite startup, experte en infrastructures d’inférence IA, pourrait bientôt valoir plus de 2,5 milliards de dollars (oui, avec neuf zéros, svp) – et cela, moins d’un an après avoir « seulement » doublé sa valeur précédente ! Qu’on se le dise : un dollar chez Modal a la croissance d’un lapin sous Red Bull.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi : Modal Labs, bercée par la douce attention des investisseurs (et leurs généreux chéquiers), discute actuellement d’un nouveau tour de table avec General Catalyst dans le rôle du prédateur financier principal. On murmure même que leur chiffre d’affaires annualisé flirte déjà avec les 50 millions de dollars. Cependant, prudence ! Leur CEO, Erik Bernhardsson, joue la carte du « Ce n’est pas ce que vous croyez », en rappelant que ses cafés avec les VCs restent pour l’instant de la « pure discussion ». Qui croire ? Le porte-monnaie ou la parole ? Mystère et boule de silicium…
Côté cœur de métier, Modal n’est pas n’importe quelle startup IA. Leur obsession, c’est l’inférence : le moment sexy où un modèle IA cesse d’apprendre pour, enfin, répondre à vos questions en temps réel. Plus c’est rapide, moins ça coûte cher (enfin, sauf pour les investisseurs qui payent très cher pour que ça coûte moins cher).
L’IA, c’est comme le café : tout le monde veut sa tasse chaude, mais certains acceptent de payer un prix fou pour être servis en premier.
Il faut dire que Modal n’est pas seule à jouer dans cette cour : Baseten a récemment charmé les investisseurs avec une levée de 300 millions à une valuation de 5 milliards (ça donne le vertige, non ?), pendant que Fireworks AI et Inferact s’en sont mis plein la lampe avec respectivement 250 et 150 millions de dollars… dans des tours de financement où la moindre virgule sur la valorisation fait sauter les bouchons de champagne chez les VC. Même SGLang – désormais RadixArk – a rejoint la danse, prouvant que dans ce marché, une bonne idée d’inférence se monnaie presque aussi bien qu’une combine pour trouver des places de concert de Taylor Swift.
Mais qui pilote cette fusée Modal Labs ? Un certain Erik Bernhardsson, geek suédois diplômé des plus grandes data teams de Spotify (oui, celui qui choisissait vos playlists) et Better.com, avant d’ouvrir son propre labo d’alchimie IA en 2021. Cette startup est d’ailleurs chouchoutée par des fonds comme Lux Capital et Redpoint Ventures – parce qu’il faut bien quelques fans pour applaudir lors des levées records.
Si tout cela vous donne la tête qui tourne, détendez-vous : chez Modal, le buzz n’est pas QUE marketing. Sous les paillettes, l’infrastructure d’inférence s’améliore chaque mois, réduisant les coûts et accélérant les réponses. Mais à force de courir après la licorne toute-puissante, il ne faudrait pas que le conte de fées termine… en queue de poisson-chat.
Pour résumer : entre affolement des valorisations, rivalités à grands coups de milliards et run effréné pour rendre l’IA toujours plus efficace, le vrai gagnant… c’est sûrement le vendeur de champagne qui livre les VC. Eh oui : dans la Silicon Valley, la vraie intelligence, c’est de savoir… lever (des fonds) !
Source : Techcrunch




