a car that is sitting in the street

Credits image : Remy Gieling / Unsplash

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Waymo, mais t’es où ? Taxi sans chauffeur, maux et merveilles

« Dis-moi qui te conduit, je te dirai si je dors à l’arrière ! » Voilà un dicton que les passagers des taxis sans chauffeur n’avaient encore jamais entendu… Mais il est temps de vous attacher, car Waymo, le géant de la voiture autonome sous la houlette d’Alphabet (oui, les mêmes qui gèrent vos emails et qui savent à quelle heure vous commandez des tacos), vient tout juste de mettre le turbo. Avec un plein de 16 milliards de dollars dans son réservoir, la filiale compte sillonner les rues de Londres à Tokyo dans une flotte aussi internationale qu’un plateau de sushis-makis-camembert.

Dans cette course à l’autonomie, le peloton de sponsors est aussi clinquant que la carrosserie d’un robotaxi flambant neuf : Dragoneer, DST Global, Sequoia Capital et, bien sûr, Alphabet, qui garde la main sur le volant du capital. Il paraît que même Andréessen Horowitz a failli laisser une empreinte digitale sur la moquette des voitures…

Ce n’est pas faute d’avoir pris le temps de chauffer les moteurs. Le projet, parti des routes californiennes avec ses Google Cars, a testé ses routines des années durant avant de laisser enfin ses minivans Chrysler s’aventurer sans humain dans Phoenix, puis dans d’autres grandes villes américaines. Rien de tel qu’un bain de foule californienne pour apprendre à esquiver les cyclistes, mouettes, et autres joggeurs en sandales !

Waymo n’en est plus à prouver son concept : aujourd’hui, elle revendique l’asphalte d’une vingtaine de métropoles, et vise la planète entière.

Après avoir décroché le précieux sésame des autorités californiennes en 2023, Waymo a étendu ses roues robotisées des rues pentues de San Francisco aux artères tentaculaires de Los Angeles, Austin, Atlanta… et même la fête permanente de Miami. D’ici 2026, préparez-vous à jouer au passager mystère dans plus de vingt villes sur trois continents – Tokyo et Londres inclus.

À croire que les Américains aiment vraiment l’idée de jouer du air-volant, puisque l’entreprise annonce 400 000 trajets par semaine, 15 millions de sourires en 2025… et probablement autant de discussions pour savoir si c’est le robot ou le passager qui choisit la playlist.

Mais chaque progrès a son frein d’arrêt d’urgence. Si les robotaxis peuvent désormais faire la course avec les taxis new-yorkais (sans l’accent), certains comportements embarrassants ont mis la puce à l’oreille des autorités fédérales. Des enfants effleurés, des zones scolaires survolées… la NHTSA et la NTSB tirent la sonnette d’alarme et enquêtent sur quelques embardées qui ont failli transformer “Taxi 2” en “Mission Impossible”. Même si l’incident le plus grave n’a laissé qu’une égratignure, la technologie doit encore prouver qu’elle connaît son code de la route… même à 6 km/h.

Bref, entre bolides autonomes et petites frayeurs, la route va être longue, sinueuse… et peut-être un peu pleine de bugs inattendus. Mieux vaut garder les deux yeux ouverts, même si vous n’avez plus rien à regarder d’autre que le paysage.

Source : Techcrunch

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