Person's hands on a car steering wheel

Credits image : Gerald Pingol / Unsplash

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Elon joue les mains libres, la loi sort les griffes

« Ce n’est pas parce qu’on appuie sur “Pilote automatique” qu’on peut envoyer des SMS tranquilles, surtout si c’est à sa mère pour lui dire qu’on arrivera en retard. » Elon Musk, lui, n’est pas du genre à s’encombrer de panneaux stop sur la route de la technologie. Sa dernière déclaration sur X (l’ex-Twitter pour les intimes) relance la question : texte-t-on (légalement) et conduit-on (sans les mains) dans une Tesla ? Spoiler : normalement, non… mais Musk adore brouiller les pistes !

Tout a commencé lorsqu’un Tesla-fan a remarqué que la mise à jour la plus récente de l’assistant de conduite Full Self-Driving (FSD) n’exigeait plus de message d’avertissement en cas d’utilisation du téléphone au volant. Notre cher Elon a aussitôt répondu que, grâce à l’update, il est désormais possible « selon le contexte du trafic environnant » de textoter tout en roulant. Petit détail toutefois : dans la vie réelle, envoyer des SMS en conduisant reste interdit dans la quasi-totalité des États américains (et entre nous, pas très malin… sauf si vous êtes une IA sans permis ?).

Alors, magie ou mirage ? Pas facile de vérifier, d’autant que Tesla n’a plus d’équipe communication (les relations presse ont pris la clé du coffre). Le voile du mystère reste donc bien accroché au rétroviseur, et toute tentative de demande d’informations supplémentaires s’est écrasée contre un mur de silence numérique.

Même sans volant entre les mains, l’humain reste prié de garder les yeux sur la route et les neurones en alerte.

Sur le papier (et dans les milliers de pages du code de la route), FSD n’est qu’une aide à la conduite, loin d’être une voiture autonome façon K2000. À ses débuts, son utilisation exigeait des mains sur le volant, puis seulement une caméra pour vérifier si le conducteur contemplait le monde défilant par la fenêtre. Parfait pour Netflix and chill… euh, non, pas tout à fait : il faut toujours pouvoir reprendre la main in extremis. D’ailleurs, nombre d’accidents avec l’Autopilot témoignent qu’en cas de doute, l’humain doit rester du côté actif, et pas du côté passager de la confiance aveugle.

Et, parlons-en, de la confiance : les régulateurs américains, eux, ne lâchent pas l’affaire. L’agence NHTSA enquête sur le FSD, suite à des dizaines de signalements de franchissement de feux rouges et autres virées dans la mauvaise voie, sans parler des accidents survenus par mauvais temps. Même Musk a déjà reconnu que son assistant Autopilot pouvait, à force de rassurer le conducteur, le transformer en somnolent de la route plutôt qu’en pilote aguerri.

Si ça ne suffisait pas, la saga Tesla se joue aussi au tribunal : le Département des Véhicules Motorisés de Californie accuse la marque de vendre du rêve façon « voiture qui roule toute seule », alors que la réalité a encore besoin d’un peu d’huile de coude… et d’attention humaine. Le verdict de ce feuilleton judiciaire devrait tomber d’ici la fin de l’année.

Morale de l’histoire : avant de croire que l’on peut laisser ses mains et son cerveau en mode avion dans une Tesla, mieux vaut garder les yeux ouverts… et le téléphone dans la poche. Après tout, qui veut finir ses textos au centre de contrôle technique ?

Source : Techcrunch

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