« Quand un agent d’IA dit qu’il va “intégrer vos données en un clin d’œil”… gardez vos lunettes, car il risque de les chercher longtemps ! » Eh oui, dans la grande saga de l’intelligence artificielle en entreprise, les vendeurs promettent la lune – mais oublient de mentionner qu’il faudra construire la fusée soi-même.
Jedify, une startup new-yorkaise, a flairé l’arnaque du « plug-and-play » et a décidé de jouer les super-héros du contexte d’entreprise. Leur idée ? Brancher sa plateforme à toutes les sources de savoir d’une entreprise (APIs, data warehouses, Slack, compte-rendus de réunion… bref, tout ce qui traîne), pour concocter un context graph maison. Grâce à lui, vos agents IA savent enfin que « CA » ne veut pas dire « compte administratif » si vous êtes une start-up de la tech et que Géraldine n’a pas le droit de voir les fichiers secrets du marketing.
Pour muscler leur mission, Jedify vient de lever 24 millions de dollars, avec le soutien, notamment, du géant Snowflake et des VC qui aiment les bons graphiques de contexte (ou juste l’odeur de la prochaine licorne). Snowflake, grand manitou de la data cloud, intègre d’ailleurs la technologie Jedify à ses propres outils d’IA – histoire de ne pas se laisser distancer dans la course à l’intégration intelligente.
Même la meilleure IA a besoin de savoir qui est vraiment le boss… et à qui il ne faut jamais donner les accès du coffre-fort.
Mais alors, qu’a de plus ce « context graph » ? Selon Assaf Henkin, co-fondateur et CEO, Jedify va plus loin que les “layers” et catalogues sémantiques qu’on a déjà. Son graphe capte les relations multi-dimensionnelles : qui, quoi, comment, pourquoi, avec quelles permissions, et même qui a piqué la dernière part de pizza lors du brainstorming. Une fois branché à l’écosystème logiciel du client, il met à jour tout ce joyeux monde en temps réel pendant que vous débattez de ce qu’est vraiment “l’innovation”.
La vraie force ? Offrir du sur-mesure à chaque workflow. Exemple : chez Kiteworks, Jedify assemble à la volée ce que chaque commerciaux doit savoir avant et pendant un rendez-vous client ; fini les slides PowerPoint périmées, bonjour le renseignement ciblé, en live, sur tous vos outils connectés.
Mais attention : donner trop d’accès à un agent, c’est ouvrir la boîte de Pandore (ou du moins, celle du département finances). Jedify promet un respect strict des permissions, héritées de tous les outils déjà en place. Ajoutez à cela des outils de gouvernance et d’observabilité, et votre DSI pourra dormir tranquille… ou presque.
Face à des plateformes mastodontes comme Snowflake, Jedify défend sa complémentarité. Car la réalité, c’est que vos datas et votre savoir d’entreprise sont éparpillés, et pas seulement sur un cloud unique. Et construire ce type de contexte “from scratch” coute bonbon, surtout alors que les entreprises surveillent désormais chaque jeton d’IA comme du lait sur le feu.
Le vrai pari de Jedify : plus les IA deviennent puissantes, plus leur avantage concurrentiel viendra… du contexte maison que personne d’autre ne possède. Prochaine étape : utiliser ce nouveau financement pour embaucher, développer et, qui sait, dominer le marché… ou au moins, construire la première IA qui ne confond plus « entrée » et « entrée de données ».
Et souvenez-vous : si le contexte fait la force, alors Jedify risque bien de devenir… le chef d’orchestre des partitions d’entreprises, IA compris !
Source : Techcrunch




