« Google ne nous espionne pas, il nous anticipe ! » – Voilà une phrase que pourrait parfaitement prononcer tout internaute après avoir constaté la place de plus en plus intrusive – euh, pardon, proactive – de l’IA dans notre consommation d’information. Et à force de faire de l’ombre au soleil des sites web, même Google a fini par avoir un petit remords… ou du moins, un réflexe marketing : le fameux bouton « Source Préférée » pour les éditeurs de contenus.
Oui, vous avez bien lu : tandis que les robots de Mountain View siphonnent le trafic des médias à coups de résumés automatiques (on dit coucou à l’onglet « AI Overviews »), le géant offre aux sites sacrifiés sur l’autel de l’IA un petit bout de fromage. Ce bouton, que les éditeurs peuvent désormais intégrer directement sur leur site, permet à leurs lecteurs de reconnaître officiellement leur amour et de signaler à Google que « moi, je veux plus de contenus de ce site, s’il te plaît ». Finalement, c’est un peu comme Tinder, mais pour vos flux d’actualités favorites.
La fonctionnalité avait déjà débarqué en mai sur les expériences IA de Google (AI Mode, AI Overviews), et commence à s’étendre partout, notamment dans Google News et Discover. L’intention officielle ? Aider les internautes à faire remonter leurs sites de confiance dans la jungle des contenus indexés. Depuis le lancement, ce sont déjà plus de 345 000 sources différentes qui ont été plébiscitées à travers le web. Preuve qu’en matière d’algorithmes, l’amour n’est pas aveugle, il est quantifié.
Entre IA omniprésente et préférence personnalisée, Google essaie de rappeler aux sites web qu’ils existent encore… et qu’il est toujours temps d’appuyer sur un bouton.
Pour ajouter un site à ses favoris, c’est très simple : il suffit de se rendre sur la page des préférences sources de Google, et hop, il suffit de chercher son site préféré par nom ou URL. Selon la firme, être désigné « source préférée » double carrément les chances qu’un internaute clique sur le lien d’un éditeur lorsqu’il apparaît. Qui a dit que le bouton « j’aime » n’était plus à la mode ?
Côté personnalisation, Google ne compte pas s’arrêter là. Très bientôt, chaque lecteur pourra customiser son fil Discover (l’équivalent du fil d’actualité dans Google) en utilisant… ses propres mots ! Le mode d’emploi ? Appuyez sur le menu à trois points, dites à Google ce dont vous avez envie (ou pas), et c’est parti pour un tuning d’algorithme en temps réel. Cette option rejoint celle lancée pour les briefings audio quotidiens de l’appli Google News sur Android. Bref, « l’information à la carte » n’a jamais été aussi littérale.
Sans surprise, ce n’est pas uniquement Google qui s’aventure sur ce terrain de l’IA au service de la personnalisation. Entre Facebook qui teste les algos domestiqués par l’utilisateur, et X (ex-Twitter) qui joue aussi la carte du « fil réglable », la tendance est claire : l’utilisateur veut de l’info à son goût, mais sans indigestion d’IA.
Alors, info ou intox, poudre aux yeux ou vraie révolution éditoriale ? En tout cas, chez Google, l’info n’est jamais juste un bouton… mais cette petite attention pourrait bien redonner la patate aux éditeurs. Alors, on appuie tous ensemble : « Like et patate ! »
Source : Techcrunch




