Aerial view of a parking lot with many cars

Credits image : Iain / Unsplash

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Le Kazakhstan va-t-il devenir le nouveau terrain d’essai mondial des taxis autonomes ?

Le futur des transports urbains au Kazakhstan sera-t-il dicté par les taxis autonomes ? C’est la question qui anime le secteur de la mobilité, alors qu’inDrive, Pony.ai et Nvidia s’allient pour tester des robotaxis sur ce marché d’Asie centrale dès 2027. Pourquoi le choix du Kazakhstan plutôt qu’un géant du numérique occidental ou asiatique ? Que cherchent exactement ces trois acteurs en terres kazakhes ?

Le projet repose sur une alliance atypique : un groupe spécialisé dans le VTC fondé sur la négociation, une licorne chinoise de la conduite autonome, et le géant américain de l’IA. Qu’espèrent-ils chacun retirer de cette expérimentation ? Cette initiative pose aussi la question : la vague robotaxi, largement discutée aux États-Unis et en Chine, est-elle en train de gagner de nouveaux territoires ?

Les premiers essais sont annoncés pour 2027 à Astana, la capitale du Kazakhstan. Mais face au froid extrême et aux routes glacées, la technologie de Pony.ai résistera-t-elle ? Les premiers tests seront encadrés par un opérateur de sécurité, mais l’objectif reste un service 100% autonome. Est-il réaliste d’imaginer des robotaxis rouler seuls dans des conditions hivernales parmi les plus extrêmes de la planète ?

Avec l’alliance entre inDrive, Pony.ai et Nvidia, le Kazakhstan devient un laboratoire grandeur nature pour l’avenir de la mobilité autonome dans des conditions extrêmes.

Concrètement, le plan repose sur la flotte Gen-7 de Pony.ai, couplée à la technologie Hyperion et Halos de Nvidia, censées réduire le coût global du développement et offrir une base prête à l’emploi. L’atout financier est majeur dans ces marchés où le VTC se veut déjà abordable pour la population. Est-ce une façon innovante pour ces entreprises de casser les codes et s’imposer là où Uber et d’autres font déjà des incursions ?

Derrière cette course, se cache une volonté d’expansion mondiale. Pony.ai veut exploiter plus de 3 500 robotaxis dans 20 villes à la fin 2026, multipliant les tests bien au-delà de la Chine. Est-ce le début d’une nouvelle concurrence globale entre plateformes, à mesure que le robotaxi devient une réalité technologique et commerciale ?

Le pari kazakh n’est d’ailleurs qu’une étape. inDrive cherche déjà à déployer des taxis autonomes en Arabie Saoudite avec d’autres partenaires, et n’exclut pas de s’étendre dans d’autres pays. Mais ce type de projet dépendra-t-il toujours de régulations favorables et d’une coopération étroite avec les autorités locales ?

L’envergure d’inDrive, déjà présent dans plus de 1 200 villes et sur plusieurs continents, montre que la bataille pour la mobilité autonome ne se joue plus seulement dans les « smart cities » occidentales. Pourra-t-on, demain, réserver un taxi sans chauffeur dans n’importe quel climat et à moindre coût grâce à ce trio d’acteurs disruptifs ?

Finalement, la question demeure : l’expérience kazakhe sera-t-elle le catalyseur qui démontrera la viabilité réelle et universelle du robotaxi, même dans les conditions climatiques les plus difficiles ?

Source : Techcrunch

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