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Copie conforme ou canin confusion ? Quand Corgi remue la polémique !

« Copier, c’est flattant, mais ça peut coûter cher ! » Voilà la devise officieuse de la tech cette semaine, et c’est l’histoire complètement dog-friendly (ou pas) de deux startups qui se mordent la queue : Corgi et Papermark. Quand l’open source flirte un peu trop près du “copier/coller”, attendez-vous à voir surgir des crocs… ou des tweets enragés !

Tout commence quand Papermark, le digne bâtisseur de salles de données open source, accuse Corgi, la star montante de l’insurtech estampillée Y Combinator, d’avoir « emprunté » (pour ne pas dire kidnappé) son logiciel pour l’offrir à ses propres clients, sous le nom bien léché de Dataroom. Sur X (ex-Twitter, mais toujours aussi drama), le cofondateur de Papermark, Marc Seitz, balance des captures d’écran à l’appui : descriptions de fonctionnalités et textes… ressemblances frappantes façon jumeaux numériques. Dans le monde du logiciel sécurisé pour startups face aux VC, c’est l’équivalent de se présenter en soirée avec la même robe que sa rivale.

Evidemment, Corgi nie en bloc. Pas le moindre bout de code Papermark n’aurait atterri chez eux, selon leur CEO, Nico Laqua. Il publie illico ses propres preuves, et assure que les fonctionnalités copiées ne sont que le fruit d’un « vibe coding ». Autrement dit, ils ont attrapé l’ambiance du secteur, pas le code. « On aurait dû personnaliser un peu plus notre sauce, au lieu de pomper le ketchup du voisin », concède-t-il en substance. Le mot d’ordre : ressembler, oui ; plagier, non.

Pour certains, copier le style, ce n’est pas tricher tant que le contenu (le code) reste original ; pour d’autres, c’est le début d’un grand n’importe quoi moral…

Malgré les mises à jour rapides de Corgi pour se démarquer visuellement, Papermark fulmine encore, persuadé que la frontière entre inspiration et contrefaçon est aussi floue qu’un NDA mal rédigé. Corgi s’estime victime de jalousie tarifaire (« ils en font un fromage car notre offre est (presque) gratuite ! ») mais on sent bien que cette histoire sent plus la compétition féroce que l’amitié canine.

Et voilà la question qui s’invite à la fête : dans un monde où l’IA et le design ultra-codifié rendent la copie de l’expérience utilisateur aussi facile que de faire un gif de chien mignon, la propriété intellectuelle n’est plus ce qu’elle était. La loi s’en tient au code, mais la morale, elle, frétille dans les zones grises. Vibe-coding ou pas, une copie d’interface, c’est parfois la meilleure publicité… pour son concurrent.

Corgi, peu satisfait d’avoir été traité de voleur de niche, sort la grosse artillerie : un “cease-and-desist” pour faire taire les tweets accusateurs et calmer la meute. Sauf que, sur X, la polémique adore les rebonds. Entre blagues de coffee shop concurrent et réputation déjà bien grinçante de Corgi (ex-employés poursuivis, litiges à gogo), la startup joue la défense musclée, à défaut de jouer la carte de l’originalité créative. On notera au passage que, pour Nico Laqua, la semaine idéale fait sept jours – mais pour le sommeil et le droit d’auteur, visiblement, c’est zéro.

Et pendant que Corgi lève des millions à un rythme qui ferait pâlir ChatGPT, on se demande si à force de vouloir disrupter le marché, ils ne vont pas finir par disrupter leurs propres limites. Après tout, à trop marcher sur la laisse du voisin, on finit par trébucher… ou finir en meme.

Morale de l’histoire : dans la tech, c’est parfois « qui copie qui » qui fait la une, mais entre nous… le vrai Dataroom, c’est souvent la chambre d’écho des réseaux.

Source : Techcrunch

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