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Credits image : Maksim Chernishev / Unsplash

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« Un grain de folie ou le grain de la raison ? La Chine régule sa reconnaissance faciale »

« Le visage est le miroir de l’âme, mais en Chine, il est aussi le sésame pour ouvrir toutes les portes : du paiement en passant par la vérification de l’identité lors de l’embarquement à l’aéroport. La révolution de la reconnaissance faciale, au pays du dragon rouge, suscite à la fois admiration pour sa facilité et inquiétude pour la tranquillité de la sphère privée. Quant aux géants de l’AI comme SenseTime et Megvii, ils voient la valeur de leur entreprise grimper comme une fusée.

Mais gare aux mauvaises surprises qui pourraient contraindre ces startups à tirer un trait sur leurs ambitions grandissantes. Pour cause, le régulateur chinois se prépare à mettre le holà à l’usage illimité de cette technologie en dessinant les contours d’une réglementation plus stricte. Un coup dur pour l’industrie qui s’appuie déjà sur des régulations pointues en matière de cybersécurité, sécurité des données, et protection de la vie privée.

« D’un côté la facilité d’utilisation, de l’autre le respect des limites. La Chine cherche l’équilibre. »

Si la reconnaissance faciale facilite bien des choses dans la vie quotidienne, nombre de critiques s’inquiètent des questions de confidentialité et de laisser un système automatisé juger de l’identité d’une personne à partir de son faciès. Certains complexes résidentiels ont fait de la reconnaissance faciale l’unique moyen d’accéder aux immeubles, posant un sérieux défi à la protection de la vie privée.

Les mesures proposées par le régulateur chinois visent à fournir aux individus plus de droits pour refuser l’usage de la reconnaissance faciale – mais il subsiste des limitations. L’utilisation de cette technologie devra être justifiée par une « nécessité absolue » et demander l’approbation individuelle ou le consentement écrit.

Le recueil de données biométriques faciales des enfants de moins de 14 ans, devra obtenir le consentement de leurs parents ou tuteurs légaux. De plus, toute organisation ou individu qui utiliserait la reconnaissance faciale pour créer des profils basés sur des informations sensibles telles que l’ethnie, la religion, la santé, la classe sociale, devra respecter certaines conditions, sauf si cela est jugé nécessaire pour des raisons de sécurité nationale ou publique.

Les acteurs du domaine devront enregistrer leur activité auprès d’une antenne locale du CAC (Cyberspace Administration of China), préciser le but de la collecte de ces données et définir un plan pour leur protection. Sans autorisation des individus, les collecteurs ne pourront plus conserver les images faciales dans leur résolution originale. Chercher à forcer un individu à accepter un scan facial en se basant sur des arguments commerciaux ou pour améliorer le service ne sera plus tolérable et la reconnaissance faciale ne devra plus être le seul moyen d’accéder à un bâtiment.

Si elle est mise en application, cette réglementation pourrait améliorer la sécurité dans une industrie jusqu’ici peu réglementée – et réduire le risque de mauvaise manipulation de la data. Car oui, la Chine a connu de nombreuses fuites de données biométriques ces dernières années, mettant en péril les informations sensibles de millions de personnes.

En somme, ces mesures pourraient mettre un coup de frein à la frénésie de la reconnaissance faciale en Chine. Un réveil brutal pour ceux qui croyaient qu’en matière de techno, le dragon rouge ne dormait jamais. Mais comme on dit, quand le sage montre la lune, le technophile regarde son smartphone. Il fallait bien que quelqu’un veille au grain.

Source : Techcrunch

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