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Credits image : Matt Boucher / Unsplash

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Meta à la loupe : Quand la marmite de la sécurité digitale mijote, mais ne bouillonne pas !

Comme aurait dit un sage anonyme du web : « Si Internet est un festin d’informations, alors les médias sociaux sont le fast-food de la connaissance – rapide, facile et rarement bon pour la santé. » Entrons donc dans la cuisine de Meta pour voir ce que nous ont mitonné les chefs de l’ingénierie, mais attention à la date de péremption des mesures de sécurité !

L’appétit vient en mangeant, et Arturo Béjar, ancien directeur de l’ingénierie chez Facebook, est revenu grignoter un peu de l’attention du Congrès avec un goût amer dans la bouche. Deux ans après avoir envoyé un courriel épicé à Mark Zuckerberg et compagnie sur les dangers que représente Facebook pour les jeunes, il témoigne que la recette pour une plateforme sûre n’a toujours pas été mise au four. Et vous savez quoi ? Il semblerait que les cuistots en charge aient un peu trop tendance à renverser la panne d’huile sur le feu.

« Meta continue à assaisonner sa communication avec un peu trop de mensonges », pourrait-on traduire en langage gourmand. Béjar critique avec franchise l’assaisonnement excessif de désinformation qui entoure la sécurisation des mineurs sur les plateformes de l’entreprise. C’est comme si, pour lessiver une tache d’huile, Meta préférait la noyer sous un torrent de vinaigre plutôt que de s’attaquer directement au problème.

Meta serait comme ces emballages de fast-food : prometteurs à l’extérieur, mais décevants une fois ouverts.

Avec une expérience qui lui donne un bon coup de fourchette dans la protection des utilisateurs depuis 2009, Béjar nous raconte qu’à son retour au bercail en 2019 après une pause digestion, il s’est trouvé fort dépourvu lorsque la bise de la réalité a soufflé. Les outils qu’il avait contribué à cuisiner pour les ados harcelés avaient disparu, comme un soufflé qui s’effondre. C’est pas vraiment la joie dans la cantine Meta, apparemment.

Alarmant, Béjar nous sert sur un plateau que les équipes de recherche et Instagram eux-mêmes savent que leurs jeunes utilisateurs frétillent en eaux troubles, en proie à détresse et abus côté sécurité. Pourtant, les chefs de file préfèrent servir aux autorités des données édulcorées, comme un menu enfant avec trop de sucre caché.

Et comme pour enfoncer le couteau dans la plaie, Béjar nous conte que sa propre fille, ainsi que ses amies, ont été confrontées à des avances sexuelles indésirables et du harcèlement en ligne. Imaginez-vous, un commentaire lui conseillant de « retourner à la cuisine » sous un post… parlant de voitures. Ironie du sort – quand les critiques sur le web correspondent à de véritables problèmes de sécurité en cuisine, même virtuelle.

Alors, pétris d’espoir, on attend que le Congrès mette la main à la pâte avec quelque législation bien croustillante pour que le menu de la sécurité en ligne soit enfin au goût du jour. Pendant ce temps, malgré les apparences, Meta continue d’attirer les jeunes dans ses filets – offrant même des comptes supervisés par les parents pour les utilisateurs de moins de 10 ans dans le monde virtuel. « Oh! regarde Maman, je peux cuisiner virtuellement avant même de savoir faire cuire un œuf ! » Quelle époque…

Le témoignage de Béjar, plein d’ingrédients choisis pour réveiller les papilles législatives, vise à pimenter l’action du Congrès. Mais en attendant, un porte-parole de Meta nous assure que tout est en place pour une expérience culinaire numérique des plus sécurisées pour nos jeunes apprentis chefs. On aimerait y croire, mais on sait que parfois, même dans les meilleures cuisines, les apparences peuvent être trompeuses…

Source : Engadget

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