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Credits image : Markus Winkler / Unsplash

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L’amour du risque : quand les VCs jouent les Cupidon des affaires

« Les erreurs, c’est la preuve que tu essayes » – le monde impitoyable du capital-risque nous rappelle quotidiennement cette maxime. Dans l’univers trépidant de la finance de l’innovation, on assiste à un ballet incessant de start-ups qui naissent et disparaissent avec la grâce d’un éléphant en tutu. Vous avez sûrement déjà entendu parler des effroyables statistiques de mortalité des entreprises financées par capital risque.

Mais que dire lorsque même les grandes étoiles, celles garnies de milliards de confettis de dollars, comme notre tant admiré Vice Media, entament une danse macabre vers la faillite? Eh bien, chers lecteurs, il semblerait que nos magnanimes investisseurs en capital-risque n’aiment pas trop s’épancher sur leurs petits faux pas. Non, ils préfèrent de loin s’auto-délivrer des médailles pour leur flair infaillible ou pour avoir esquivé un cygne noir plutôt pas coopératif.

Cependant, lorsqu’ils entrouvrent finalement le rideau sur leurs échecs, on y découvre des éléments dignes d’une tragédie grecque : mauvais timing, équipe de direction dans les choux ou encore modèle économique plus brumeux que Londres en novembre. Mais ne nous y trompons pas, la cause principale de leurs erreurs est souvent à chercher du côté de notre bonne vieille nature humaine.

La multitude des erreurs non économiques que font les investisseurs à cause de leur humanité est gravement sous-estimée.

Le troisième est le charme : oui, mesdames et messieurs, l’âme sœur des affaires existe! Que vous partagiez la même blague de Toto, que vous soyez des frères et sœurs séparés à la naissance par une école de commerce ou que vous aimiez tous deux les beaux swings au golf – tout cela peut faire chavirer le cœur d’un VC et vous ouvrir les cordons de la bourse.

Ce qui est certain, c’est que si vous n’êtes pas à leur goût, votre amygdale fera rempart et vos chances de recevoir des pépites s’amenuiseront aussi vite qu’une glace au soleil. C’est pour cela que les fonds de capital-risque ont tendance à créer des équipes aux personnalités variées, spécifiquement pour se prémunir contre ces biais et s’ouvrir à une diversité d’entrepreneurs beaucoup plus large.

Bref, avant de présenter votre pitch à une bande de VCs, faites donc vos devoirs. Apprenez qui ils sont en tant qu’humains, et identifiez celui ou celle avec qui le courant passerait le mieux. Et qui sait, peut-être qu’en déployant un peu de psychologie, vous pourriez transformer votre rendez-vous en coup de foudre financier.

Comme dirait l’ami Albert Einstein, « Se tromper est humain, persévérer est diabolique ». Alors souvenez-vous, chers entrepreneurs, qu’avant de rencontrer vos anges (investisseurs), mieux vaut réviser son catéchisme de l’entente cordiale. Et si jamais le jeu de séduction échoue, pas de panique… après tout, un pirate n’a jamais eu peur de naviguer en eaux troubles!

Source : Techcrunch

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