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Credits image : NASA Hubble Space Telescope / Unsplash

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Hubble Network et Muon Space peuvent-ils vraiment créer un réseau Bluetooth mondial depuis l’espace ?

À l’ère de la surveillance globale et de l’Internet des objets, est-il possible de créer un réseau Bluetooth vraiment universel accessible depuis l’espace, sans contraintes de frontières ou d’infrastructure au sol ?

C’est le pari lancé par la startup de Seattle, Hubble Network, qui s’inspire de ce qu’Apple a offert aux consommateurs, mais à destination des entreprises. Peut-on vraiment imaginer un monde où chaque objet connecté, chaque capteur, chaque balise, serait repéré à la surface du globe grâce à des satellites traitant le moindre signal Bluetooth, de même qu’Apple localise nos iPhone perdus ?

Pour y parvenir, Hubble mise sur une avancée technologique de taille : un nouveau récepteur à réseau phasé, à la puissance inédite, embarqué à bord de deux satellites géants développés par Muon Space (baptisés MuSat XL). Leur lancement, prévu pour 2027, permettra selon l’entreprise de localiser des balises Bluetooth Low Energy (BLE) consommant 30 fois moins d’énergie qu’aujourd’hui—un changement de paradigme pour tous les acteurs de la logistique, de l’infrastructure ou de la défense. La promesse de Hubble : non seulement prolonger la longévité des batteries mais offrir un maillage “BLE” accessible aux entreprises où qu’elles soient dans le monde.

Hubble Network vise une couverture Bluetooth mondiale, sans nécessité d’investir dans du matériel spécialisé, une simple mise à jour logicielle suffit.

Mais derrière cette simplicité, combien d’obstacles subsistent encore ? La technologie permettra-t-elle vraiment de connecter sans faille une multitude de capteurs sans ajout de matériel ? Et surtout, le projet peut-il tenir la cadence annoncée : multiplier par plus de huit sa flotte actuelle (passer de 7 à 60 satellites d’ici 2028), alors même que Muon Space est une jeune pousse en pleine accélération industrielle ? Leur atout semble être une levée de fonds conséquente de 146 millions de dollars et la construction d’une usine à San José, annoncée capable de produire 500 satellites par an dès 2027.

Cette ambition effrénée place Muon comme un acteur incontournable des plateformes satellites de nouvelle génération. La société ne se contente pas d’offrir une simple “shell” pour les charges utiles de ses clients comme Hubble : elle propose un service complet, du design des satellites à leur exploitation, via la plateforme “Halo”. Ne faut-il pas voir là l’émergence du modèle “space-as-a-service”, où l’espace devient un service à la demande et les startups un simple locataire de constellations orbitales ?

Ce partenariat ouvre aussi les grandes portes de la défense, secteur où Muon espère bien remporter des contrats majeurs (notamment avec la Space Development Agency américaine, qui cherche à étoffer sa constellation de détection de missiles). Mais la vérification de ce “Bluetooth layer” mondial prendra-t-elle le pas sur les nombreuses promesses qui, souvent dans le secteur spatial, ont mis des années à se concrétiser ?

En fin de compte, Hubble et Muon proposent-ils de bouleverser l’Internet des objets et la connectivité planétaire, ou sommes-nous face à un rêve qui risque de se heurter aux dures réalités techniques et économiques du spatial ?

Source : Techcrunch

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