a person holding a cell phone in their hand

Credits image : Solen Feyissa / Unsplash

Intelligence ArtificielleRéseaux sociaux
0

La vérité… aiguillée : quand l’IA cherche là où on lui dit

« Ce n’est pas parce qu’on cherche la vérité qu’on s’attend à la trouver sur les réseaux sociaux. » – Ah, la sagesse digitale n’a pas vraiment attendu l’ère de l’IA, mais on peut toujours tenter sa chance ! Figurez-vous que Truth Social, le fameux réseau social de Donald Trump, vient tout juste de se doter d’un moteur de recherche à la sauce intelligence artificielle, baptisé sans rougir “Truth Search AI”. Rien que le nom fait rêver les détectives en herbe et frissonner les membre du Fact-checking club !

Adieu, Google, Yahoo ou AltaVista (rip). Voici donc Perplexity, la startup IA qui joue les cerveaux dans la machine. Fait notable : le nouveau moteur de recherche chatouille déjà les claviers des internautes sur la version web de Truth Social, et les tests bêta sur iOS et Android savent se faire désirer, un peu comme l’arrivée d’une nouvelle saison de télé-réalité.

La promesse est belle : “des réponses directes, contextuellement précises, avec des citations transparentes” (c’est Trump Media qui le dit, alors attention à la nuance !). Et surtout, une profusion exponentielle d’informations… maîtrise totale des sources en prime ! Oui, car Truth Social garde la main sur les sites consultés par l’IA. Autrement dit, l’ouverture d’esprit attendra encore un peu, mais avouez que c’est rassurant pour éviter quelques “fake news” de l’autre camp.

L’IA cherche sur le web, mais c’est Truth Social qui décide où elle va regarder… comme une lampe torche dirigée à la main dans un grenier d’informations.

Perplexity Sonar API, appelée en renfort, prétend explorer internet plus vite que son ombre – y compris sur des sites qui lui font barrage (coucou les webmasters !). Les utilisateurs peuvent même demander la forme de la réponse, pour un contenu quasi sur-mesure. Sauf que la personnalisation s’arrête là où commence la sélection des infos : selon Axios, l’IA s’appuie massivement sur Fox News ou Epoch Times pour ses réponses à des questions historiques ou politiques. Oubliés, Wikipédia, Reddit ou NPR, réservés à Perplexity “version grand public”.

Jesse Dwyer, porte-parole chez Perplexity, joue la carte du “ce n’est pas nous, c’est eux !”. L’API est neutre, mais c’est Truth Social qui dresse les murs autour de l’IA. Et pour les curieux : impossible pour Perplexity de savoir si l’intelligence artificielle doit brosser le Président dans le sens du poil (ou de la casquette), ou de s’attaquer à ses adversaires. TechCrunch, curieux comme jamais, attend encore la réponse de Trump Media sur ce point épineux.

Côté ambitions, Devin Nunes (boss de Trump Media et ancien député) promet que le moteur de recherche va s’améliorer grâce “aux retours des utilisateurs et à de futures évolutions”. Perplexity, elle, continue d’insister sur ses “citations transparentes” qui devraient permettre à chacun d’aller plus loin (spoiler : du moment que le chemin passe par les sites sélectionnés, on pourra toujours creuser… dans le même bac à sable).

Un détail savoureux : cette petite révolution survient alors que l’Administration américaine, elle, vient d’autoriser les cadors de l’IA comme Google ou OpenAI à vendre leurs services aux agences fédérales. Cerise sur le gâteau, OpenAI refourgue ChatGPT Enterprise au gouvernement pour… 1 dollar par an. Voilà de quoi relativiser les exclusivités, même sur Truth Social !

Alors la prochaine fois que vous taperez une question sur Truth Search AI, dites-vous bien que la vérité, c’est comme une recherche internet : ce qui compte, c’est surtout où on regarde !

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.