« Vouloir surfer sur la vague de l’IA, c’est bien… mais attention à ne pas boire la tasse ! » Voilà qui aurait pu être la devise secrète de Windsurf, cette étoile filante des assistants de code IA, qui a failli se vendre à OpenAI pour 3 milliards de dollars avant que le deal ne disparaisse comme un bug un vendredi après-midi.
À première vue, on pourrait croire que tout va bien dans le meilleur des mondes pour Windsurf : valorisée à près de 3 milliards, courtisée par des géants du venture capital, et en pleine croissance façon fusée SpaceX. Mais alors, pourquoi vendre, surtout quand les carnets de chèques des investisseurs sont encore tièdes ? Un indice : ce n’est pas (seulement) pour faire plaisir à OpenAI ou pour le frisson de l’aventure.
En réalité, malgré la hype autour des assistants de code IA, le business du « vibe coding » peut s’apparenter à une planche percée : les marges brutes sont si négatives qu’on en attraperait presque le vertige. Pourquoi ? Parce que faire tourner les modèles de langage dernier cri coûte une fortune. Et dans la jungle du code automatique, il faut toujours proposer LA meilleure technologie du moment, donc la plus chère, histoire de ne pas se faire doubler par plus malin… ou plus fortuné.
À vouloir rester à la pointe, on finit parfois… sur la pointe des pieds, à la recherche d’un acheteur.
Du coup, certains rêvent de bâtir leur propre modèle IA pour échapper aux factures salées envoyées par OpenAI et consorts. Mais chez Windsurf, le PDG Varun Mohan a préféré ne pas plonger tête la première dans cette mer tumultueuse (il faut dire qu’entraîner un modèle, c’est le genre de sport extrême qui file une ardoise XXL). Pendant ce temps, la concurrence fait rage, avec des mastodontes comme GitHub Copilot ou Anysphere Cursor prêts à mordre dans le gâteau — et parfois dans le portefeuille.
Résultat des courses : Windsurf, lucide (ou prudent), a voulu vendre au plus haut avant que ses propres fournisseurs ne deviennent ses pires menaces. Mais rebondissement digne d’un feuilleton Netflix, le rachat par OpenAI tombe à l’eau, les fondateurs filent chez Google (avec quelques milliards dans les poches), et le reste finit dans les bras de Cognition. Vive la consolidation façon Silicon Valley !
Et la fête continue du côté d’Anysphere, qui tente sa chance en construisant son propre modèle IA, tout en espérant que les coûts d’utilisation des modèles finiront par baisser. Spoiler : c’est pas gagné, vu que les prix de certaines IA ne cessent de grimper au rythme des demandes toujours plus complexes.
Finalement, des startups comme Windsurf ou Cursor nous rappellent la grande leçon de la tech : derrière chaque boule de hype se cache une facture bien salée, et dans la valse de l’innovation, il ne suffit pas d’avoir la meilleure idée… il faut parfois savoir quitter la piste au bon moment. Mais que les codeurs se rassurent : même dans la tempête, il reste toujours un peu de fun sur la planche. Alors, amis devs, n’oubliez jamais : « Qui veut trop surfer l’IA finit par couler ses marges ! »
Source : Techcrunch




