« La réalité dépasse la fiction, surtout quand elle s’appelle Labs. » Voilà qui résume bien la petite tempête qui secoue en ce début d’année 2026 la maison Meta, ex-Facebook, ex-bon copain des internautes. Pour ceux qui rêvaient encore de vivre dans un monde parallèle en VR, la douche est froide : Meta annonce la suppression de 10% de son staff chez Reality Labs, la division qui nous promettait tout, sauf la crise d’angoisse devant un casque trop serré.
On parle ici d’environ 1 000 postes envolés aussi vite qu’un NFT sous pression économique. Reality Labs, ce n’est pas qu’un club de geeks en baskets ; c’était – jusqu’à preuve du contraire – le QG du métavers maison et le bazar à innovations immersives. Mais la réalité (oui, encore elle) est venue heurter la utopie : Meta taille dans ses effectifs tout ce qui ne porte pas un logo « AI Inside ».
Et les mauvaises nouvelles ne viennent jamais seules, comme une boîte de jeux VR où il manque toujours la notice. Exit certains studios chéris comme Armature, Twisted Pixel ou Sanzaru, qui fermaient la parenthèse enchantée de la créativité. Même Oculus Studios Central Technology, pourtant bardé de technos futuristes, mange la poussière. Pour bien marquer le coup, Andrew Bosworth, le big boss des réalités alternatives, a convoqué la réunion « la plus importante de l’année », certainement pour annoncer qui devra troquer son avatar pour un badge visiteur.
La réalité virtuelle, c’est génial… à condition qu’on garde un pied dans la réalité du marché.
Ceux qui bossent sur l’AR (réalité augmentée) peuvent quant à eux souffler – pour l’instant. Meta semble croire dur comme fer que des lunettes connectées et des manettes branchées feront tourner la tête du marché. Les sous économisés grâce à ces coupes budgétaires pourront donc servir à acheter plus de verres correcteurs (et des millions de lignes de code AR, bien sûr).
Faut dire qu’après avoir changé tout son branding pour s’appeler Meta – la firme qui voulait faire du métavers notre nouvelle vie sociale – Mark Zuckerberg semble désormais dévoré par un nouvel amour : l’intelligence artificielle. On déplace les têtes pensantes à grands coups de chaises musicales, on offre des salaires qui feraient rougir une licorne crypto et on enchaîne les fusions de départements jusqu’à donner le tournis à nos casques VR.
De toute façon, demander un commentaire à Meta sur ce genre de nouvelles, c’est un peu comme essayer de discuter avec un avatar en mode mute : pas de réponse, mais sûrement beaucoup de réunions de crise chez le géant bleu.
Moralité de l’histoire : dans le monde du numérique, l’illusion dure souvent moins longtemps qu’un téléchargement en 5G.
Source : Techcrunch




