A 3D model of a military vehicle

Credits image : Sergey Koznov / Unsplash

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Anthropic vs OpenAI : la clause (de) défense fait polémique !

« Un jour, l’IA travaillera pour nous… ou peut-être pour les militaires ! » – Voilà une phrase qui aurait fait lever un sourcil aux fondateurs d’Anthropic la semaine passée.

Chez les géants de l’intelligence artificielle, ce début d’année n’est pas de tout repos : en un clin d’œil (électronique, évidemment), Anthropic s’est fait éjecter d’un contrat juteux avec le Pentagone, qui l’a ensuite jugée « risque pour la chaîne d’approvisionnement ». Réponse cinglante d’Anthropic ? Rendez-vous au tribunal ! Mais OpenAI n’a pas perdu de temps : tel un joueur de UNO qui sort un +4, elle a décroché le deal… ce qui a provoqué la colère de nombreux utilisateurs, une vague de désinstallations de ChatGPT, et même la démission d’une cadre importante d’OpenAI. Note pour plus tard : dans la tech, tout va vraiment très, très vite.

Les projecteurs se sont alors braqués sur une thématique brulante : faut-il que les startups de la tech courent après les contrats fédéraux, notamment ceux qui riment avec « armes » et « surveillance de masse » ? Lors du dernier podcast TechCrunch « Equity », Kirsten, Sean et Anthony ont tenté de démêler ce sac de nœuds, tout en constatant que la starification de l’IA ne facilite rien. Pendant ce temps, Claude, le chatbot d’Anthropic, caracolait en tête des téléchargements sur l’App Store, preuve que bad buzz, c’est quand même du buzz.

Quand la guerre des IA fait rage, ce sont surtout les startups qui risquent d’y laisser des plumes… ou des octets.

Mais, comme le souligne Sean, la plupart des startups ou même des géants installés, travaillent depuis belle lurette pour le gouvernement sans tapage. Il cite General Motors qui fournit, sans battage médiatique, de l’armement roulant depuis des lustres. Ce qui fait la différence aujourd’hui ? L’omniprésence d’outils comme ChatGPT, dont tout le monde parle, ce qui met chaque mouvement sous loupe. Et il n’est pas anodin que cette dispute porte sur la possibilité d’utiliser l’IA pour des actions aussi sensibles que la mort d’autrui. Pas étonnant que les enjeux dépassent de loin un simple différent commercial.

Anthony, quant à lui, insiste : attention à ne pas tout mélanger, Anthropic et OpenAI défendent toutes deux des limites d’usage pour leur technologie – c’est surtout une question de degré, pas de principe. Ah, et il y a aussi une petite dimension « Donald contre Mickey » entre dirigeants, qui pimente un tableau déjà explosif – Emil Michael, ex-Uber, semble avoir une relation aussi cordiale avec le boss d’Anthropic qu’un antivirus avec un ransomware.

Il faut néanmoins garder la tête froide : si le Pentagone se met à changer les règles d’un contrat déjà signé, c’est peut-être plus dangereux que le plus perfide des virus informatiques. C’est un signal d’alerte pour n’importe quelle startup qui rêverait de contrats fédéraux : ici, la politique change plus vite que la dernière version d’un OS, et ce qui était valable hier peut être « patché » du jour au lendemain. À méditer avant de courir après les dollars américains estampillés « Defense » !

En conclusion, entre coups bas, populisme technologique et enjeux diplomatiques, la vraie question n’est pas de savoir qui va gagner la course à l’IA militaire, mais qui survivra à ses propres contradictions… Pour l’instant, on dirait que la seule intelligence qui soit vraiment artificielle dans ce dossier, c’est celle de la politique !

Allez, il fallait bien finir sur un mot d’esprit : chez les géants de l’IA, la question n’est plus « qui va décrocher le contrat ? », mais « qui va réussir à ne pas perdre la face… recognition ».

Source : Techcrunch

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