a computer chip with the letter ai on it

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Harness, ou l’IA qui pousse le DevOps à fond… de build !

« Quand le code source coule à flots, il vaut mieux porter un gilet… de sécurité DevOps ! » Voilà un adage que Jyoti Bansal, serial entrepreneur et fondateur d’Harness, doit connaître par cœur. Son entreprise spécialisée dans l’automatisation du développement logiciel et de ses coulisses vient de lever la coquette somme de 240 millions de dollars – de quoi acheter beaucoup, beaucoup de café pour les équipes de dev ! L’aventure Harness, née en 2017, repart donc de plus belle avec une valorisation atteignant 5,5 milliards de dollars et un objectif assumé : dépasser les 250 millions de revenus récurrents annuels en 2025.

Mais derrière cette avalanche de chiffres, il y a une réalité : l’accélération folle de la génération de code grâce à l’IA crée un sacré bouchon — non pas sur le périphérique, mais dans ce fameux « après-code ». Test unitaire, sécurité, vérifs, déploiement… 70% du temps des ingénieurs y passe, et c’est là que Harness sort son épingle du jeu. Pendant que tout le monde regarde l’IA pondre du code, Harness attaque la face cachée de l’iceberg, là où les bugs s’accumulent et où un mauvais push peut vous faire sauter le cloud – littéralement.

Pas question de bricoler sans filet : Harness mise sur une armée d’agents IA qui orchestrent, vérifient, sécurisent et gouvernent les pipelines comme des maestros. Leur secret sauce ? Un « knowledge graph » digne d’un espion industriel, qui cartographie chaque recoin d’un développement logiciel – du moindre commit au coût de chaque déploiement. Grâce à ça, chaque entreprise se retrouve avec une automatisation taillée sur mesure, et les grands noms sont déjà au rendez-vous : United Airlines, Morningstar, National Australia Bank, pour ne citer qu’eux, font tourner la boutique Harness pour dompter leurs 1,2 trillion (!) d’appels API et garder la main sur leurs milliards de dollars de cloud dépensés.

Même si l’intelligence artificielle va vite, Harness rappelle que rien ne remplace un bon contrôle humain avant de laisser l’IA faire sa loi.

Attention toutefois au syndrome Skynet ! Bansal reste lucide : une IA qui automatise, c’est bien, mais une IA relue par de vrais humains, c’est mieux. À chaque test ou correctif proposé par les bots de Harness, ingénieurs et auditeurs passent tout au crible avant de mettre quoi que ce soit en prod – histoire de ne pas finir sur une compilation de fails du mois.

Côté concurrence, Harness n’a pas froid aux yeux : face à GitHub de Microsoft, Jenkins ou CloudBees, ils continuent d’attirer les clients entreprise par wagon entier. Avec plus de 1 000 sociétés à leur portefeuille et une présence musclée, notamment à Bengaluru, Harness muscle ses équipes R&D et vise clairement l’expansion internationale. À coup sûr, la dernière levée servira à embaucher des bataillons d’ingénieurs… De quoi en faire pâlir quelques RH.

L’autre coup de maître ? La fusion cette année avec Traceable, la pépite d’observabilité logicielle, histoire de marier DevOps et cybersécurité comme pain et fromage. Un pari déjà gagnant selon Bansal, qui voit là un moteur de croissance sensationnel pour leurs deux lignes de produits.

La cerise sur le gâteau ? Harness reste discret sur sa date d’entrée en bourse, mais Bansal l’assure, le moment venu, ils comptent bien rejoindre le club des entreprises cotées – quand ce sera « le bon moment ». Avec pareille trajectoire, l’IPO pourrait bien arriver aussi vite qu’un build auto-accepté par erreur… ou presque !

Alors, Harness, champion du DevOps automatisé ? Une chose est sûre : ils n’ont pas fini de « tester » toutes les limites… et de faire grimper leurs chiffres de « build » !

Source : Techcrunch

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