a computer chip with the letter a on top of it

Credits image : Igor Omilaev / Unsplash

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À fond la puce : quand investir, c’est une question de timing (et de chips… électroniques)

« On ne juge pas un processeur à sa fréquence, mais à sa patience. » Voilà un dicton que Nicolas Sauvage, le chef d’orchestre de TDK Ventures, doit se répéter chaque matin devant sa machine à café connectée. Invité sur scène à l’événement StrictlyVC de San Francisco (co-organisé par TDK Ventures, parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même), le Français a dévoilé son grand secret : il faut quatre ans pour passer pour un génie dans le monde de l’investissement. Un peu comme le camembert : il faut savoir laisser affiner son intuition, sinon on ne récolte que des miettes.

Depuis 2019, Sauvage joue les devins technologiques pour le géant japonais de l’électronique, avec une enveloppe dodue de 500 millions de dollars à parsemer dans des startups prometteuses. Son coup de maître ? Avoir parié avant tout le monde sur Groq, une boîte qui fabrique des puces spécialement conçues pour l’« inférence » (oui, ce mot fait peur, mais on vous explique). Petite leçon de vocabulaire IA : l’inférence, c’est le moment où une IA, bombardée de questions existentielles comme « Quel temps fera-t-il demain à La Roche-sur-Yon ? », mouline frénétiquement pour produire une réponse brillante (ou pas).

Là où le commun des investisseurs reculait devant la complexité, Sauvage a flairé le filon : à chaque nouvelle appli, à chaque nouveau modèle, la demande explose pour ces fameux calculs d’inférence. Autrement dit, c’est le pain quotidien des intelligences artificielles, et ça n’est pas près de ralentir. En pariant (très) tôt sur Groq, TDK s’est offert une longueur d’avance… même si, soyons honnêtes, personne ne pouvait prévoir à quel point l’IA deviendrait aussi indispensable que la sauce sriracha dans un poke bowl.

Prendre de l’avance sur la tendance, c’est miser sur ce que les autres trouvent encore absurde… jusqu’à ce que ça devienne la norme.

Mais l’histoire ne s’arrête pas à un simple coup de bol. TDK, géant du ruban magnétique, n’était pas exactement programmé pour devenir un investisseur star de la Silicon Valley. À force d’audace et de pédagogie, Sauvage a convaincu son siège nippon de le laisser fonder un fonds d’investissement d’entreprise, avec une mission claire : trouver le prochain coup de génie qui propulsera (ou risque d’achever) TDK. Aujourd’hui, son portefeuille ressemble à une vitrine du CES : batteries alternatives, robots tout-terrain, nouveaux matériaux… Le point commun ? Miser sur ce qui demain coiffera tout le monde au poteau.

Même recette du succès : anticiper ce qui coincera dans quatre ans et dénicher les têtes brûlées qui travaillent déjà dessus. Résultat : alors que nos VC peinent à suivre le rythme, Sauvage pose ses jetons sur la prochaine révolution. Et alors, quoi de neuf sous les transistors ? Il observe l’émergence de la « Physical AI » (non, ce n’est pas un nouveau cours de Zumba). Il mise sur des robots pas forcément multitâches, mais qui excellent dans une seule chose – par exemple porter des cartons dans un entrepôt ou aller là où aucun humain n’aura envie de promener sa boîte à tartines.

Autre chantier : la réhabilitation du CPU. Longtemps éclipsé par le GPU (la star de l’IA), le « bon vieux » processeur central revient sur le devant de la scène, car il gère à merveille l’organisation générale des agents IA : suivi des tâches, coordination… Qui aurait cru que la fashion week de l’informatique mettrait à l’honneur la simplicité efficace du CPU ?

Et n’oublions pas le « vibe manufacturing » : la Chine bouscule la donne en repensant la conception, la fabrication et le test d’objets physiques à la vitesse de l’itération logicielle. Pour TDK, le message est clair : celui qui saura rendre les robots aussi agiles de leurs pinces que les codeurs le sont de leur clavier raflera la mise.

Finalement, dans le grand casino de la tech, il ne suffit pas d’avoir une bonne main, il faut surtout miser avant que la lumière s’allume. Ce qui prouve une chose : dans le futur de la tech, celui qui attend de voir n’aura plus que les miettes… ou, pour rester dans le thème, finira sur la touche du processeur !

Source : Techcrunch

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