text

Credits image : Compagnons / Unsplash

Intelligence ArtificielleSciencesSociété
0

Textile enZYmes : l’avenir du plastique se recycle en beauté !

« La vie, c’est comme une boîte de vêtements usagés : on ne sait jamais si ça va finir en décharge… ou en airbag ! » Voilà une phrase que Jacob Nathan, le génial fondateur d’Epoch Biodesign, pourrait afficher fièrement dans son laboratoire high-tech. Alors que le monde cherche ses nouvelles sources d’énergie, coupez le moteur : ce n’est pas le pétrole qui fait rêver l’industrie aujourd’hui, mais bien le plastique. Et plus précisément, les monceaux de déchets en plastique. Ça tombe bien, Jacob Nathan a décidé de s’attaquer à ce problème à coups… d’enzymes dignes de supers-héros moléculaires.

C’est dès le lycée que Nathan s’est plongé dans la (vaste) marmite des défis écologiques : comment “casser” le plastique pour en faire de nouveaux matériaux, plutôt que d’attendre qu’il encombre les océans ? Son secret ? Une ribambelle d’enzymes industrielles, sélectionnées avec soin, pour désintégrer nos vieux habits en leurs briques de base : les fameux monomères. Finalement, l’ancienne chemise hawaïenne de tonton Jean pourrait bien renaître sous la forme d’un solide tapis de voiture… la boucle est bouclée !

Chez Epoch, un ballot de textiles vaut maintenant son pesant de barils d’or noir. Et le mieux ? Que les fluctuations dignes d’un grand huit des cours du pétrole mondial, Epoch s’en moque royalement. Tant que les vieux jeans s’amassent, la matière première ne risque pas de manquer et, cerise sur le gâteau, l’approvisionnement ne dépend d’aucun dictateur lunatique sur la planète.

Transformer un passif encombrant en actif monétaire, c’est tout le génie de l’économie circulaire version XXIe siècle.

Grâce à une succession élégante de bains enzymatiques (presque un traitement spa pour textiles condamnés), Epoch parvient à récupérer 90% des monomères recherchés. Après l’opération, seules restent les colorations, capturées à part, sans polluer le reste – dommage pour les stylistes en quête d’un tie and dye bio ! Leur cible préférée ? Le nylon 6,6, ce costaud des fibres synthétiques, héros discret de nos vêtements de sport, airbags ou cordes d’escalade. Remplacer le nylon 6,6 ? Même les sorciers de la chimie n’y arrivent pas encore. Mais le recycler à l’infini, là, ça commence à être sérieux.

Et il était temps : les prix des ingrédients du nylon 6,6 s’envolent — jusqu’à +150% selon Nathan, pendant que le marché de la mode s’étouffe dans son plastique. Lululemon, le roi du yoga moelleux, ne s’est pas trompé et a sauté pieds joints dans le projet en investissant (avec quelques autres joyeux investisseurs) 12 millions de dollars pour permettre à Epoch d’installer près de Londres une « mini-usine » de démonstration, avant de viser un monstre de 20.000 tonnes annuelles, prévu pour 2028.

Mais attention, le rêve est encore jeune. Une fois la recette bien rodée sur le nylon 6,6, la team d’Epoch compte bien ouvrir son menu à d’autres déchets plastiques. “On a des pépites en réserve”, tease Nathan, qui semble bien décidé à transformer la planète ordures en planète ressources.

Moralité ? Plutôt que de pleurer sur nos vieux slips synthétiques, réjouissons-nous : ils pourraient bien faire la fortune verte de demain. Comme on dit chez Epoch : mieux vaut un enzyme dans la main que dix barils à la pompe !

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.