« Quand Google et Nvidia entrent dans un bar, ils commandent tous les deux… un cloud bien frais avec une pincée d’IA. » Et oui, c’est encore une histoire de puces électroniques qui fait mousser la planète tech !
Cette semaine, Google Cloud a sorti son plus beau tablier de chef étoilé pour annoncer non pas une, mais deux nouvelles puces maison pour l’intelligence artificielle : la TPU 8t pour l’entraînement des modèles, et la TPU 8i pour l’inférence (le moment où votre IA préférée bosse pendant que vous sirotez un café). Rien à voir avec une révolution culinaire, mais les gourmets de la high-tech apprécieront les chiffres : jusqu’à trois fois plus rapide, 80 % de perf en plus par dollar, et la capacité de réunir plus d’un million de ces puces en un seul cluster. Plutôt costaud, non ?
Mais faut-il s’imaginer une Google mobile écrasant tout sur son passage, piétinant les usines Nvidia et réduisant leurs GPU en miettes ? Rassurez-vous, l’ogre n’est pas si affamé. Comme Microsoft et Amazon, Google jongle avec différents types de chips et continue à proposer les cartes Nvidia dernier cri (coucou la Vera Rubin) dans ses infrastructures cloud. Ici, les TPUs maison servent d’appoint gourmand, pas de remplacement sauvage.
Ce n’est pas parce que Google sort ses boucliers qu’il déclare la guerre, parfois on partage juste un gâteau… de silicium.
En fait, même si demain les géants du cloud créent tout en interne, Nvidia se frotte encore les mains. Souvenir amusant : dès 2016, l’expert Patrick Moorhead avait prédit « l’enterrement » de Nvidia par la première puce IA de Google. Huit ans plus tard, Nvidia trône fièrement à près de 5 trillions de dollars en bourse – on repassera pour la prophétie. Peut-être que, dans l’IA, la tortue gagne encore contre le lièvre ?
Et tenez-vous bien, Google n’a pas pour seul objectif de taquiner Nvidia : il collabore même avec le géant des GPU pour muscler leurs réseaux cloud grâce à Falcon, une techno maison ouvertement partagée dans l’esprit open source. C’est le genre de feuilleton où les rivaux finissent par faire des cookies ensemble… ou plus précisément, des paquets réseau ultra-rapides.
Pas de panique donc côté Nvidia : plus Google grossit dans le cloud IA, plus la demande de GPU pourrait suivre. Tant que certains clients préfèrent le « fait maison », d’autres continuent de plébisciter l’original. En Silicon Valley comme dans la vie, il y a toujours de la place pour un bon vieux mélange des genres.
En somme, la guerre des puces ressemble parfois à une compétition de pâtissiers : chacun propose sa recette, mais tout le monde finit par goûter dans le même nuage… ou le même data center. Il suffit de ne pas laisser brûler les parts ! 🍰
Source : Techcrunch




