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IA tire, Triomics rit : l’oncologie passe à la vitesse supérieure

« Un médecin sans données, c’est comme un journaliste sans scoops : un peu perdu dans la foule ! » C’est précisément pour éviter ce naufrage que la startup Triomics, créée en 2021, vient lever le voile sur un tour de table à 22 millions de dollars, mené par Battery Ventures et soutenu par Nexus Venture Partners, Lightspeed, Y Combinator et d’autres investisseurs. Son objectif ? Faire rimer cancer avec intelligence… artificielle – et soulager ainsi le quotidien des oncologues qui pataugent dans des montagnes de paperasse.

La bonne nouvelle, c’est que la science tient la maladie en échec plus longtemps qu’avant. Mais côté administratif, c’est une autre histoire : les patients nouvellement survivants amènent avec eux des dossiers médicaux aussi épais qu’un dictionnaire de Scrabble. Entre les notes de médecins, les résultats d’imagerie, les fax (oui, ça existe encore !), certains patients rivalisent avec Guerre et Paix en nombre de pages. « Nous avons vu des dossiers atteindre des milliers de pages », confie Sarim Khan, cofondateur de Triomics. Statue pour l’aide-soignant qui, stoïque, ose s’y plonger !

Triomics, c’était d’abord une boussole pour orienter les patients vers les bons essais cliniques. Mais depuis que les capacités des modèles de langage se sont musclées, la startup a branché le turbo : des résumés de patients directement intégrés dans les logiciels des hôpitaux, histoire d’épargner aux praticiens la gymnastique du « alt-tab » permanent. Plus de temps passé avec le malade, moins à jongler avec les scans et rapports poussiéreux : on croirait à une utopie, mais c’est déjà la (belle) réalité.

Quand la data fatigue et l’IA sauve la journée, tout le monde y gagne, y compris les cancérologues en burn-out.

Cerise sur le stéthoscope : Triomics automatise aussi la corvée des rapports tumoraux à envoyer aux registres gouvernementaux, ce qui n’est pas juste un bonus, mais bel et bien une obligation légale. Fini la sueur froide devant l’administration : la plateforme s’attaque aux tâches ingrates, laissant aux humains ce qu’ils font de mieux : soigner.

Contrairement à certains agents IA « grand public » qui galopent dans les prairies génériques, Triomics s’est spécialisée sur le cancer : ses algorithmes ont potassé les données onco jusque tard dans la nuit, à tel point que des institutions mastodontes américaines comme le Memorial Sloan Kettering ou Yale Cancer Center l’ont adoptée. MS Word n’a qu’à bien se tenir !

Au royaume de la prise de notes médicale assistée par IA, la concurrence ne dort pas, avec des acteurs comme Abridge ou Microsoft Nuance sur la ligne de départ. Mais la licorne indienne trace sa voie : en un an, elle multiplie par quatre ses clients professionnels, et par dix son chiffre d’affaires récurrent. Pas mal pour une plateforme qui n’existait pas encore il y a trois ans !

Alors, la prochaine fois que vous verrez un oncologue sourire, n’y cherchez plus nécessairement une énigme de diagnostic : c’est peut-être uniquement parce qu’il sait que Triomics a déjà fait le tri. Après tout, il fallait que quelqu’un soigne les dossiers, histoire de soigner les patients !

Source : Techcrunch

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