« C’est pas moi, c’est lui ! » On dirait une dispute de cour de récré, et pourtant, c’est tout à fait le niveau des débats au sommet, quand Nintendo, la légende du jeu vidéo, se retrouve face à l’oncle Sam pour une histoire… de taxes. Oui, c’est Mario et ses copains qui en ont ras-le-bol des obstacles fiscaux bien réels, cette fois. Pas de Goombas, mais bien des douaniers !
Vendredi dernier, Nintendo a dégainé l’artillerie lourde devant la justice américaine : une plainte contre le gouvernement US pour la récupération de droits de douane décrétés par l’ancien président Donald Trump, grâce à un mécanisme au nom bien trop long pour un speedrun : l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Pas de souci : chez Nintendo, on aime les défis, mais payer plus pour faire entrer ses consoles et jeux, ça casse le high score.
La révolte de Mario n’est pas une lubie isolée. Plus de mille entreprises, lassées de cette pluie de taxes, ont déjà sauté le pas du procès — visiblement, c’est le nouveau mode multijoueurs préféré ! D’après le dossier de Nintendo, c’est plus de 200 milliards de dollars qui ont coulé entre les filets du gouvernement américain, l’équivalent de pas mal de Switch Lite, vous en conviendrez.
Même les boss de fin n’imposent pas autant de pénalités.
Mais coup de théâtre ! La Cour suprême a sifflé la fin de la partie : les fameux droits de douane frappent d’inconstitutionnalité, jugeant que le président Trump avait un peu trop appuyé sur le bouton rouge. Vexé, le président a essayé de relancer le niveau en augmentant les taxes de 10 à 15% (à défaut de chopper un Power-Up), mais 24 états lui ont fait un “Game Over” collectif en justice pour avoir, une fois encore, un poil trop abusé de ses pouvoirs.
Chez Nintendo, on préfère passer le micro à TechCrunch, déclarant sobrement qu’ils ont « bien déposé la requête » et qu’il n’y a « rien d’autre à ajouter ». La discrétion, comme Peach évitant Bowser dans une robe camouflage.
Ce tumulte juridique prouve qu’entre la politique et le monde du jeu, il n’y a parfois qu’un pixel. Un coup les taxes sont là, un coup elles disparaissent, comme un bloc mystère qu’on frappe trop fort. Encore une histoire où la réalité est bien plus complexe qu’un simple combat final dans Donkey Kong.
Rendez-vous au prochain épisode, mais d’ici là, prions pour que les futurs imports Nintendo ne subissent pas un « Game Tax Over ». Surtout, n’oubliez jamais : aux douanes américaines, les jeux sont faits… et parfois, ils coincent !
Source : Techcrunch




