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Credits image : Markus Spiske / Unsplash

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Pentagone ou pas, Anthropic garde la chaîne (d’approvisionnement) You

« Dans la tech, il ne faut jamais dire jamais… sauf si c’est le Pentagone qui parle, là il vaut mieux demander une double confirmation !» Oui, le soap opera entre Anthropic et le gouvernement américain mériterait sa propre série. Malgré une désignation « risque pour la chaîne d’approvisionnement » très officielle du côté du Département de la Défense – autrement dit, pas vraiment un compliment – la start-up d’intelligence artificielle se retrouve néanmoins à siroter le café avec les pontes de l’administration Trump. La vie politique américaine, c’est un peu comme une boucle For jamais terminée…

Les signes que les portes ne sont pas totalement verrouillées ? Un simple coup d’œil à la courbe de température : on rapporte que le secrétaire au Trésor Scott Bessent ainsi que le président de la Réserve fédérale Jerome Powell auraient gentiment suggéré aux banques de tester le nouveau modèle Mythos d’Anthropic. On imagine très bien la scène : « Non, non, ce n’est pas politique, juste un petit test entre amis… »

Jack Clark, cofondateur d’Anthropic, ne s’est pas fait prier pour confirmer : selon lui, ce micmac avec le Pentagone n’est qu’une « simple dispute contractuelle » (ah, ces histoires d’argent et d’algorithmes, toujours la même chose depuis Ada Lovelace). Du côté d’Anthropic, on continue donc de jouer la transparence façon open bar : pas de rancune, on briefe l’administration sur les nouveaux modèles sans mauvaise humeur… ni malware caché.

Même désigné « risque », on reste invité au bal de l’IA chez l’oncle Sam.

Pour ajouter une cerise sur le cookie géant, Axios révèle que le boss d’Anthropic, Dario Amodei, a rencontré la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche Susie Wiles, histoire de discuter future collaboration et « protocoles partagés » sur la montée en puissance de cette techno qui ne dort jamais (ou, du moins, rêve de piquer le job de quelqu’un pendant que vous dormez). Résultat : tout le monde trouve la réunion constructive, et personne ne parle des éléphants dans la pièce, juste des réseaux neuronaux.

Anthropic a confirmé via un communiqué que la discussion avec les responsables gouvernementaux portait sur des sujets ultra-glamour comme la sécurité informatique, la domination américaine en matière d’IA, et bien sûr… LA sécurité de l’IA elle-même. Sur le ton d’un speed-dating, ils sont même « pressés de poursuivre la conversation ». Visiblement, on ne coupe pas le cordon si facilement, même avec des risques d’approvisionnement sur la table.

Petit rappel : si le clash a démarré, c’est pour une tambouille militaire autour de l’utilisation des modèles Anthropic. L’entreprise voulait éviter que ses IA servent à surveiller le voisin ou à automatiser des armes (on espère qu’ils tracent mieux leurs IA que notre dernier colis perdu), là où OpenAI a immédiatement sauté sur une occasion côté armée, déclenchant une mini-crise auprès des utilisateurs inquiets. Résultat, le Pentagone a sorti son tampon rouge « RISQUE », typiquement réservé aux adversaires venus d’ailleurs… Mais Anthropic ne compte pas se laisser faire et attaque en justice cette décision trop caricaturale à son goût.

Tout ce micmac n’empêche pas nombre d’agences du gouvernement de rêver d’IA déployée à tous les étages, le Pentagone mis à part. Une source anonyme assure même à Axios que « toutes les agences » sauf la Défense veulent jouer avec les modèles d’Anthropic. Comme quoi, on peut être persona non grata d’un côté et la star du bal de promo de l’autre… C’est la magie fédérale à l’américaine.

Conclusion ? Anthropic est, selon le Pentagone, un risque, mais pour le reste de Washington, ça sent plutôt le ticket gagnant. Dans l’IA comme en politique, mieux vaut ne pas trop se fier aux étiquettes… sauf si vous développez des modèles capables de lire entre les lignes. D’ailleurs, qui sait ? Peut-être que la prochaine réunion sera sur Zoom. En tout cas, cette histoire nous prouve qu’en politique comme dans l’IA, il vaut mieux garder un œil ouvert… et l’autre bien protégé par un firewall !

Source : Techcrunch

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