« La vie est trop courte pour payer des frais d’itinérance ! » Si, comme moi, vous avez un jour frôlé la crise cardiaque en découvrant la facture mobile d’un voyage à l’étranger, cette nouvelle va vous faire sourire : Truecaller, le roi du « Qui m’appelle ? », se lance… dans les cartes eSIM pour globe-trotteurs ! Oui, la même appli qui vous aide depuis des années à éviter les appels bizarres vous propose désormais d’éviter aussi les mauvaises surprises sur votre facture en voyage.
Truecaller débarque donc sur le marché très en vogue de l’eSIM, cette petite révolution qui vous permet de jongler avec les forfaits mobiles sans changer de carte physique (en gros : c’est la clé USB de votre téléphone, en plus classe). Leur offre ? Simple et flexible : du mini-forfait 1 Go à 20 Go de data, de 7 à 30 jours, et ce dans 29 pays. Alors oui, ils n’ont pas encore posé leurs valises en Inde — leur marché phare ! — mais bon, entre l’Italie et la Suède, il y a encore de quoi faire tourner la boussole. (Désolé les Indiens, mais se connecter là-bas, c’est apparemment plus compliqué que de trouver une aiguille dans une botte de foin réglementaire…).
Là où tout devient croustillant, c’est que Truecaller ne s’est pas lancé seul dans l’aventure. Ils se sont entourés de Telna (spécialiste de la connectivité internationale) et Telness Tech (pro de la techno télécom), histoire de ne pas finir perdus sans réseau. La concurrence est déjà rude – entre Airalo, Holafly, Roamless et la nouvelle Saily de NordVPN, le marché ressemble à un buffet à volonté pour geeks en vacances. Mais Fredrik Kjell, le COO de Truecaller, a une botte secrète : plus de 500 millions d’utilisateurs – rien que ça ! Il compte bien transformer ces fans du « caller ID » en ravis du Wi-Fi pas cher.
Truecaller n’a pas inventé l’eSIM, mais il espère bien conquérir vos cœurs (et vos téléphones) grâce à sa super appli déjà établie.
Mais pourquoi tout ce changement chez Truecaller ? Eh bien, c’est un peu la crise ! Les revenus publicitaires plongent plus vite qu’un smartphone au fond des toilettes, avec un joli -44% l’an dernier. La boîte a même remercié 70 employés récemment, ambiance chalumeau chez les RH. Truecaller mise alors sur de nouveaux services — dont l’eSIM — pour muscler ses revenus d’abonnements, avec des fonctionnalités annexes à base d’IA et de sécurité pour toute la famille (pas de panique, votre maman pourra raccrocher sur les arnaqueurs… même à distance !).
Cela dit, la ruée vers l’eSIM n’est pas un coup de dé. Depuis quelque temps, les investisseurs s’arrachent tout ce qui ressemble de près ou de loin à une startup d’eSIM. Airalo, Roamless, Kolet, eSIMo et Truley sont tous récemment passés par la case « millions levés ». Ce n’est donc pas un hasard si Truecaller tente de surfer cette vague, en espérant que sa notoriété fasse la différence.
Moralité, si Truecaller ne sauvera peut-être pas votre couple (mais bon, chaque chose en son temps), il est prêt à jouer les sauveurs de votre connexion à l’étranger. Ne reste plus qu’à voir s’ils sauront transformer l’essai là où tant d’autres se noient dans le réseau.
En tout cas, si vous cherchez une raison de plus pour ne pas décrocher quand c’est un inconnu, dites-vous que la prochaine fois, c’est peut-être Truecaller qui vous propose un nouveau forfait… Mais promis, cette fois, ce sera un « appel gagnant » !
Source : Techcrunch




