« Pour créer une bonne pub, il faut du talent… ou juste un bon robot ? » Comme dirait mon oncle qui confond Canva et Kung Fu, l’ère où l’on devait supplier le graphiste pour avoir un GIF sur-mesure pour notre campagne est bel et bien finie.
Place maintenant à la génération… de contenu, évidemment ! La start-up Hightouch, pas encore majeure (7 ans seulement !), a lancé fin 2024 un service d’intelligence artificielle qui automatise la création de pubs ultra-personnalisées pour des marques comme Domino’s, Spotify, ou PetSmart. Le tout sans jamais devoir faire la queue devant la porte du service design ou, coup de théâtre, embaucher toute une agence externe.
Faut-il y voir un coup de baguette magique sur les chiffres d’affaires ? Peut-être bien, car depuis le lancement de son outil dopé à l’IA, Hightouch a gonflé son chiffre d’affaires récurrent de 70 millions de dollars en 20 mois… Atteignant ainsi les 100 millions. Oui, ça donne envie d’écrire à son banquier, même quand on s’appelle Domino’s.
Hightouch ne recrée pas la roue, mais apprend à vos robots à peindre dans vos couleurs.
Mais attention, toutes les IA ne sont pas nées égales ! Les outils standards comme les modèles de base produisent souvent des images d’un goût aussi douteux qu’un filtre Snapchat ultra-daté : on se retrouve avec des produits imaginaires sortis tout droit des rêves fiévreux d’un LLM mal réveillé. Spoiler : on n’envoie pas une pub pour des chaussures qui n’existent pas. Hightouch évite le fiasco en connectant son IA à vos outils créatifs favoris — comme Figma, la bibliothèque de visuels ou votre CMS bien-aimé — pour lui apprendre la Bible de votre charte graphique.
En mode « branché sur la matrice », le système extrait et digère les vraies images, logos, couleurs, typographies et même l’ambiance qui caractérisent votre marque. Sur cette base solide, Hightouch peut produire visuels et vidéos dans le pur style maison — ni trop générique, ni façon Picasso sous caféine, mais tout simplement bluffant de réalisme et de pertinence. Bye bye le « uncanny valley », bonjour la pub qui sent le vrai designer, sans être passée entre ses mains !
Kashish Gupta, co-CEO, précise la recette : « Chez Domino’s, jamais l’IA ne générera une pizza, elle piochera toujours dans le stock photo maison, mais autour, elle peut générer l’ambiance, l’arrière-plan, bref tout le reste. » C’est aussi ça, le nouveau luxe publicitaire : un squelette automatique, mais du muscle bien réel.
Est-ce que ça cartonne ? À fond. Avec ses 380 employés, la jeune pousse a déjà séduit les investisseurs, attirant 80 millions de dollars lors d’une série C menée par Sapphire Ventures, pour une valorisation de 1,2 milliard au compteur. Qui a dit que l’ère des graphistes était finie ? Disons juste qu’ils ont désormais une coéquipière (très) efficace… et infatigable.
En somme, si Hightouch continue sur sa lancée, les marketers n’auront plus jamais besoin de « croquer la pomme » d’Apple pour faire sensation : leur propre robot leur sert la pizza… sur un plateau d’argent.
Source : Techcrunch




