« On ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs… mais dans la tech, il semblerait qu’on ne peut pas entraîner d’IA sans cramer quelques gigawatts. » Voilà un adage qui n’aurait pas déplu à Edison… s’il avait connu ChatGPT et les mèmes sur les serveurs en surchauffe !
Depuis quelques années, les investisseurs plongent tête la première dans la piscine de l’intelligence artificielle, inondant les startups d’un demi-billlion de dollars. Un jackpot pour la Silicon Valley ? Oui… mais à condition d’avoir assez de jus pour brancher la machine à cash. Problème : nos pauvres data centers sont à deux doigts de griller les plombs. Plus de la moitié des projets annoncés risquent des retards, selon Sightline Climate. La cause ? L’accès à l’énergie. Les batteries de serveurs sont prêtes, les idées aussi, mais quand il s’agit de brancher la prise… c’est souvent blackout.
Sur les 190 gigawatts de centres de données en cours de suivi, seuls 5 gigawatts sont en construction. Et le reste ? Dans le flou, faute d’électricité disponible ! Derrière ces chiffres électrisants se profile une opportunité : miser sur l’énergie devient aussi crucial (voire plus !) que parier sur la prochaine pépite IA. Le rapport de force s’inverse : le vrai smart money ne va plus seulement aux logiciels, mais aux batteries, câbles et transformateurs.
Si l’intelligence artificielle est le cerveau, l’énergie en est le cœur… et, visiblement, il commence à battre la chamade.
Et ce n’est pas que du vent (ni du solaire) ! Google, Amazon, Meta et consorts investissent désormais plus dans le renouvelable que dans leurs slogans corporate. Batteries longue durée, mini-centrales nucléaires, nouveaux logiciels pour gérer le flux d’électrons : toute la panoplie y passe. Même la politique s’en mêle : la Maison-Blanche tente de convaincre les géants de la tech de produire eux-mêmes leur électricité, histoire d’éviter la crise du blackout national. Spoiler: ils avaient pris de l’avance sur les politiques (qui l’eut crU ?).
Résultat, la course à la data IA se transforme en olympiade énergétique ! Les gros centres de données se dotent de batteries géantes, de panneaux solaires surdimensionnés ou adoptent de drôles d’hybrides énergétiques. Moins d’un quart des projets misent sur l’autonomie totale, mais ils pèsent déjà presque la moitié de la capacité totale. C’est la ruée vers le kilowatt.
Mais la vraie star, c’est… le transformateur. Oui, ce brave appareil à bobines, plus proche de l’ère de l’ampoule à filament que du cloud computing. Trop gros, trop vieux, mais indispensable. Les investisseurs s’emballent désormais pour des startups pleines de promesses : la prochaine grande révolution pourrait bien sortir d’un bloc de silicium, pas d’un algorithme en pyjama.
En fait, à chaque affolement sur l’IA, correspond un embouteillage sur le réseau électrique. Et si le vrai jackpot de demain, c’était les batteries et les transformateurs plus que l’intelligence artificielle ? Pendant que tout le monde mise sur les cerveaux, certains rusés s’offrent le cœur de la machine. Qui dira que l’énergie n’est pas un secteur sexy ?
Il en ressort une leçon : dans la nouvelle ruée vers l’IA, mieux vaut parfois investir dans la prise que dans le programme. Amis investisseurs, la prochaine licorne ne portera peut-être pas un hoodie, mais un casque d’électricien. Après tout, dans la tech, qui sème le courant… récolte le content !
Source : Techcrunch




