Close-up of an open book with the word exodus

Credits image : Brett Jordan / Unsplash

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IA brûle, fondateurs fuient !

« Un jour, tu es le cofondateur ; le lendemain, tu es juste confondateur d’autres horizons. » Voilà qui aurait pu être le mantra de xAI cette semaine, alors que deux de ses cerveaux fondateurs, Yuhuai (Tony) Wu et Jimmy Ba, ont choisi de faire leurs valises et de partir explorer d’autres galaxies… ou du moins, d’autres startups. Lundi soir, Tony Wu poste un message mystérieux sur X (le réseau social, pas la startup), prêt à « bouger des montagnes » armé d’intelligences artificielles, façon emoji biceps numérique.

Pas le temps de respirer qu’à peine 24 heures plus tard, c’est au tour de Jimmy Ba d’annoncer un atterrissage en douceur ailleurs. Là encore, même refrain : gratitude envers Elon Musk, promesse de rester « ami de l’équipe », et rideau. Si le ton est détendu et plein de reconnaissance, la rapidité de leur départ a de quoi faire froncer les sourcils : en un claquement de doigts, la moitié de l’équipe fondatrice de xAI s’est envolée, dont cinq rien que sur les douze derniers mois !

Alors bien sûr, les raisons des départs sont multiples. Bosser avec Elon Musk, c’est comme monter sur le grand huit sans ceinture : excitant, mais déconseillé aux âmes sensibles. Avec l’IPO qui hante (ou attend) xAI au coin du couloir et l’argent qui va tomber comme la pluie en avril, difficile de résister à l’appel de nouveaux projets. Mais ne soyons pas dupes : les startuppers aiment aussi s’envoler quand l’herbe est plus verte ailleurs… et que les deepfakes menacent de noircir leur CV.

La révolution AI, c’est excitant, mais chez xAI, ça démissionne plus vite que ça ne génère du code.

Car oui, quelques nuages s’accumulent côté technique. Le chatbot Grok s’est distingué pour ses comportements farfelus et un joyeux bazar interne difficile à présenter dans un pitch d’investisseurs. Ajoutez à ça une invasion d’images générées « à caractère discutable » et des ennuis judiciaires qui pointent en Europe : l’ambiance doit ressembler à une réunion parents-profs après une fête clandestine au lycée.

Même si les départs se font « en bons termes »—en tout cas sur les réseaux—, une telle vague de démissions à l’approche d’une IPO, ça n’annonce pas la fête chez les actionnaires. Musk, lui, ambitionne désormais des data centers en orbite (parce que pourquoi pas, la Terre c’est surfait), mais sans équipe stable, le décollage risque d’être chaotique. Surtout que la compétition avance à la vitesse de la lumière, et Grok rame déjà à suivre OpenAI et Anthropic.

Le message est clair : à l’ère de l’intelligence artificielle, même les esprits les plus brillants aiment bien claquer la porte pour voir si la lumière est plus allumée ailleurs. Après tout, chez xAI, il faut choisir : rester pour coder ou partir pour innover… ou les deux, mais jamais très longtemps au même endroit.

En résumé, chez xAI, la fuite des cerveaux n’est pas artificielle… mais elle est certes très intelligente. Allez, Elon : si vous cherchez des remplaçants, essayez Grok — il semble déjà prêt à générer de nouveaux départs !

Source : Techcrunch

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