Street art depicts a green robot holding a balloon.

Credits image : Zoshua Colah / Unsplash

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Indus-trie Locale : Quand l’IA Aide à Parler Vraiment Indien

« Quand l’intelligence devient locale, même les robots ont envie de parler hindi. »

Ah, l’Inde ! Plus connue pour ses épices, Bollywood et ses embouteillages épiques que pour ses chatbots géants. Pourtant, il serait temps d’ajouter une autre corde à l’arc high-tech du pays : Sarvam AI, la startup qui compte bien mettre le curry dans la soupe de l’intelligence artificielle mondialisée. Leur dernière création ? Indus, une appli de chat dopée à l’IA, disponible sur le web et mobiles. L’idée : donner une voix (et un cerveau) à tous les Indiens, dans leur propre langue et sur leurs propres téléphones. ChatGPT et Claude n’ont qu’à bien se tenir…

D’ailleurs, la concurrence n’a pas tardé à faire chauffer les claviers. Sam Altman d’OpenAI annonce fièrement ses 100 millions d’utilisateurs indiens chaque semaine, tandis qu’Anthropic a la banane avec 5,8 % de ses utilisateurs venus d’Inde — c’est plus qu’un plateau de mangues à la sortie du marché. Bref, ce pays gigantesque est en train de devenir le ring préféré des poids lourds de l’IA… mais aussi des challengers locaux bien décidés à boxer dans la même catégorie.

La recette secrète de Sarvam ? Son tout nouveau modèle Sarvam 105B, perché sur un impressionnant tas de 105 milliards de paramètres (oui, on a compté). Présenté en grandes pompes à New Delhi il y a quelques jours, ce Goliath numérique vise large : applis de chat, voitures connectées avec Bosch, et même good old Nokia pour faire papoter les feature phones. Indus, la nouvelle appli, est en fait la vitrine grand public où ce cerveau de compétition s’exprime et vous répond, en texte comme en audio, via votre téléphone ou navigateur préféré.

Le talent de l’IA est peut-être mondial, mais son accent sera bientôt 100 % local.

Disponible en bêta sur iOS, Android et le web, Indus accueille tout le monde… du moins, tout le monde avec un numéro indien (et un peu de patience, l’accès est encore limité et il faudra peut-être faire la queue). Pratique : un simple identifiant Google, Apple ou Microsoft vous ouvre la porte. Mais attention, tout n’est pas (encore) parfait. Si vous souhaitez effacer vos discussions, il faut carrément supprimer votre compte (c’est radical), et la fonction de raisonnement de l’appli peut ralentir les réponses — ce n’est pas encore l’éclair du Ganesh Express.

Côté coulisses, Sarvam préfère prendre son temps et demande humblement des retours d’utilisateurs. Après tout, Rome ne s’est pas construite en un jour, et une IA qui tape la discut’ en 22 langues indiennes, ça pose son lot de défis. L’équipe vient de lever 41 millions de dollars pour financer cette aventure, bien soutenue par des investisseurs internationaux qui croient, eux aussi, que l’Inde mérite ses propres cerveaux artificiels.

Dans un marché où les géants américains dominent, voir une startup indienne vouloir dompter ses propres modèles d’IA et les adapter à l’écosystème local, c’est un peu comme si Bollywood lançait Star Wars : surprenant, audacieux, et avec de belles scènes de danse numérique en perspective. Le pari est risqué, mais enthousiasmant : la techno se mondialise, mais l’âme, elle, reste locale.

Reste à voir si avec Sarvam, tous les Indiens auront bientôt leur propre assistant qui comprend les subtilités des langues, des cultures… et même des blagues. Un assistant qui n’aura pas froid aux logiciels et osera, lui aussi, glisser quelques épices dans ses réponses ! Après tout, qui aurait cru qu’un chat bot pouvait obtenir l’accent du Sud ?

Source : Techcrunch

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