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Credits image : Annie Spratt / Unsplash

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Intelligence Artificielle, mais Embauche Naturelle !

« Le jour où mon ordi fera mon boulot à ma place, il faudra aussi qu’il supporte mes collègues ! » Voilà un dicton qu’on aurait bien tort d’oublier alors que l’IA fait trembler la planète emploi plus fort qu’un développeur qui découvre un bug en prod un vendredi soir.

Depuis des mois, les articles pullulent sur la toile : l’IA, ce monstre codé, serait en train de vider les bureaux des ingénieurs sans pitié ! Les statistiques de licenciements s’envolent, et de grandes firmes telles que Challenger, Gray & Christmas sonnent l’alarme : “C’est la faute à ChatGPT et sa bande d’IA, votre honneur !” Bref, tout le monde cherche le bouton « Undo » sur la tendance, sans succès.

Mais tenez-vous bien : un rapport rafraîchissant (oui, c’est possible en data !) signé SignalFire sème la zizanie dans la Matrix. Selon ce cabinet, les développeurs seraient les vrais survivants d’une apocalypse annoncée trop tôt. L’argument massue des DRH pour justifier les suppressions de postes – « grâce à l’IA, un dev accompagnera la charge de dix ! » – ne résisterait pas à la réalité… et si les licornes étaient de retour dans la Silicon Valley ?

L’IA serait-elle coupable de tout, ou bien a-t-on confondu scénario de science-fiction et actualité RH ?

Décortiquant les chiffres de millions d’employés, SignalFire découvre que les embauches d’ingénieurs résistent bien mieux à la tempête que leurs petits camarades. Alors que les recrutements globalement dégringolent de 25% chez les géants du numérique depuis 2019, la chute ne dépasse pas 11% côté codeurs. Et mieux : ils pèsent désormais 55% des nouvelles recrues chez les tech-majors (Meta, Apple, Tesla…) contre “seulement” 46% en 2019. Pas mal pour des profils soi-disant menacés par Skynet, non ?

C’est même dans les jeunes pousses que le twist est le plus croquant : les startups rampent sur l’IA à toute berzingue… mais embauchent 7% plus d’ingénieurs qu’il y a cinq ans. Preuve que le fantasme de la machine qui remplace l’humain a parfois besoin de… réparation !

Si certains patrons comme Dario Amodei (Anthropic) continuent de prophétiser une disparition massive des jobs gentiment rangés derrière un écran, les statistiques, elles, ne valident pas la panique. Pas d’écart flagrant au royaume du chômage selon les têtes pensantes interrogées, que l’on soit “Claude-addict” (les utilisateurs de l’IA Claude, pas ceux qui kiffent la pluie) ou que l’on bosse en mode “débranché”.

Jensen Huang (Nvidia), gourou aux lunettes et CEO adulé, le martèle : “Nos devs croulent sous les tâches !” L’IA les bouscule mais leur en laisse toujours plus à inventer. Au final, on tient là un joli paradoxe : la technologie qui devait tout automatiser a, en réalité, multiplié les missions à accomplir pour ceux qui la construisent.

L’histoire nous le démontre : comme les machines à café, les IA ne suppriment pas le travail, elles font juste que tout le monde en boive encore plus… d’où la dernière blague à la mode dans le secteur : « Les développeurs ne risquent pas de manquer de travail… sauf s’ils oublient de sauvegarder ! »

Source : Techcrunch

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