a factory filled with lots of orange machines

Credits image : Simon Kadula / Unsplash

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Robolution sur la chaîne : Quand les robots arrêtent de faire des cabrioles

« Les robots volent déjà nos boulots… mais au moins ils ne prennent pas la place à la machine à café ! » Voilà qui résume bien l’ambiance qui règne chez Mind Robotics, la nouvelle pépite sortie du chapeau de Rivian (oui, encore eux), qui vient de rafler un demi-milliard de dollars pour donner des bras en silicium à l’industrie.

En quelques mois seulement d’existence, Mind Robotics a déjà récolté plus de 615 millions de dollars — la collecte du siècle pour une startup dont le créateur n’est autre que RJ Scaringe, le big boss de Rivian, sacré Pape de la voiture électrique. La nouvelle star des robots industriels bénéficie ainsi de la confiance des géants du capital-risque, Accel et Andreessen Horowitz, propulsant la boîte à une valorisation proche des 2 milliards. Autant dire que même les robots ne rêvent pas d’aussi beaux chiffres binaires.

Mais alors, pourquoi autant d’engouement ? Mind Robotics part d’un constat simple : les robots actuels sont fortiches pour répéter mille fois la même tâche, mais dès qu’il faut faire preuve de flexibilité et d’agilité, il n’y a plus grand monde au portillon (humain ou pas). L’enjeu ? Transformer ces bouts de métal obéissants en véritables équilibristes de la chaîne de montage, grâce à une dose d’intelligence artificielle bien dosée.

À l’heure où tout le monde ne jure que par les humanoïdes qui dansent sur YouTube, Mind Robotics veut des robots qui bossent vraiment… et évitent les saltos inutiles.

Contrairement aux autres startups qui fantasment sur des robots à apparence humaine capables de faire des saltos (coucou Elon), RJ Scaringe préfère rappeler que « faire des roues ne rapporte rien à une usine » — navré pour les fans de gymnastique robotique, ici, c’est l’efficacité qui prime. Les robots Mind Robotics seront d’abord conçus pour faire le boulot, et pas pour fournir le spectacle pendant la pause déjeuner.

Mais derrière le fantasme d’une armée de robots intelligents, ne soyons pas dupes ; la force de Mind Robotics, c’est aussi la synergie avec Rivian. D’un côté, une source inépuisable de données de production, de l’autre, une technologie maison de puces électroniques conçues pour l’autonomie… Et devinez quoi ? Il ne serait pas surprenant de voir ces processeurs « made by Rivian » équiper très vite les robots Mind Robotics. Quand la boucle est bouclée, même les circuits imprimés sont émus.

D’ailleurs, Rivian n’en est pas à son premier coup d’éclat. Mind Robotics n’est que la seconde startup à sortir du garage de la marque, après Also, qui tente sa chance sur le terrain de la micro-mobilité, des vélos haut de gamme jusqu’aux mini-véhicules pour géant de la livraison. Un vrai festival d’idées électriques et robotiques, façon matrioschka.

Alors, entre levées de fonds vertigineuses, robots qui bossent au lieu de frimer et synergies dignes de la Silicon Valley, Mind Robotics entend bien revisiter les codes de la robotique industrielle. Reste à espérer que, cette fois, personne ne demandera à Alexa d’aller faire le café sur la chaîne de montage… parce qu’avec toute cette robotisation, il serait embêtant de court-circuiter l’ambiance !

Source : Techcrunch

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