« Un GPU dans le cloud, c’est comme une place à la cantine scolaire : tout le monde en veut, il n’y en a jamais assez, et tu dois espérer que quelqu’un veuille bien partager ! » Voilà comment Jensen Huang, le PDG d’Nvidia, aurait pu résumer la frénésie autour de sa société. Car cette semaine, Nvidia ne s’est pas contentée d’annoncer ses résultats financiers… la société a carrément fait exploser le Cloud (et une pincée de Wall Street) avec des bénéfices records !
Oui, la demande pour l’IA, et donc pour tous les petits tokens qui s’agitent jour et nuit dans nos serveurs, est devenue totalement exponentielle. Même les vieilles cartes graphiques Nvidia, qui se prenaient jusque là pour des dinosaures en voie de disparition, trouvent soudain de nouveaux admirateurs. Les prix montent, les GPU s’envolent, et tous les data centers rêvent secrètement d’ouvrir un musée du “hardware vintage en productivité maximale”.
Sur les chiffres, posez-vous bien : sur le dernier trimestre, Nvidia a dépassé les 68 milliards de dollars de revenus, soit une hausse de 73% par rapport à l’an dernier. Si vous pensiez que ce chiffre était déjà fou, sachez que la plupart proviennent du secteur des data centers. Les “compute revenus” (pour les intimes, les GPU qui bossent pour l’IA) représentent 51 milliards de dollars et leurs copains du réseau type NVLink rajoutent 11 milliards à la fête. Manque plus que de la musique et des chips !
Du GPU vintage aux tokens en folie, Nvidia n’a jamais eu autant d’appétit pour l’IA.
Mais tout n’est pas rose dans l’univers vert fluo d’Nvidia. Côté Chine, c’est ambiance “porte semi-ouverte”. Les restrictions d’exportation américaines se sont ramollies, mais, pour le moment, Nvidia n’a pas vu un sou de revenus en provenance de l’Empire du Milieu. Et pendant ce temps, les concurrents chinois se mettent à défiler sur les marchés financiers comme à la Fashion Week : IPO pour Moore Threads, levées de fonds à la pelle… Si la tendance continue, la domination mondiale de l’IA pourrait bien changer de camp dans quelques années !
Et comme dans toute bonne série à suspense, Nvidia songe à investir jusqu’à 30 milliards de dollars dans OpenAI – oui, ce truc qui fait écrire des articles, résoudre des équations, et peut-être un jour plier votre linge (on croise les doigts). Entre les collaborations avec Anthropic ou Meta, et l’éternel Elon Musk, Jensen Huang la joue prudent. Les déclarations officielles précisent bien qu’aucun accord n’a été signé… pour l’instant.
Faut-il s’inquiéter des investissements colossaux nécessaires à cette fête de l’IA ? Pas si l’on en croit Huang : “Dans le nouveau monde de l’IA, le calcul, c’est le chiffre d’affaires !” Dit plus simplement : pas de GPU, pas de tokens. Pas de tokens, pas de dollars. C’est la loi du Cloud et tout le monde espère bien gratter sa part du gâteau numérique.
Vous trouvez que tout cela ressemble à une bulle ? Peut-être. Mais pour l’instant, Nvidia souffle plutôt des bougies d’anniversaire. Comme quoi, dans ce monde, on peut littéralement “miner” de l’or… sans jamais quitter son serveur !
Source : Techcrunch




