a computer circuit board with a brain on it

Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

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Venice AI : Quand l’intelligence (artificielle) vogue incognito

« L’intelligence artificielle, c’est comme un couteau suisse : entre de bonnes mains, c’est formidable… entre de mauvaises, c’est la salade qui trinque ! » Un adage qui n’a pas échappé aux développeurs de Venice AI, ces nouveaux magiciens de la tech. Alors que les débats s’enflamment sur les dangers des chatbots et autres IA en liberté – entre confusion mentale, harcèlement en ligne et fake news à volonté – certains rêvent encore d’une IA sans muselière. Résultat ? Une ruée vers les modèles open source, là où la censure n’a pas sa place… à condition de rester discret !

La demande pour de l’IA « sans filet » explose, et Venice AI surfe sur cette vague à la fois libertaire et technophile. Imaginez : plus de 850 000 visiteurs uniques, 3 millions d’utilisateurs actifs, 1,7 million d’appels API par jour — tout ça en deux ans, et sous le signe du respect de la vie privée. Car ici, vos requêtes sont cryptées, traitées incognito (bonjour les proxies externes) et surtout, aucune trace sur les serveurs : pas vu, pas pris ! Mais, pour avoir le « full option » avec chiffrement bout-à-bout sur certains modèles, mieux vaut passer à la caisse.

La recette cartonne : Venice AI affiche déjà un chiffre d’affaires annualisé de plus de 70 millions de dollars. Pas étonnant que les investisseurs – surtout du monde crypto comme Dragonfly ou Coinbase Ventures – se bousculent pour une série A à 65 millions, propulsant la jeune pousse à un milliard de valorisation. Le CEO Erik Voorhees, ex-star du Bitcoin, n’est pas arrivé ici par hasard : entre la défense farouche de la vie privée et quelques affaires sulfureuses avec ShapeShift, il connaît la chanson. Son refrain ? « La technologie est neutre. À chacun d’en faire bon usage. »

Privatiser l’intelligence artificielle, c’est miser sur le respect des adultes, pas sur le flicage numérique.

Pour Voorhees, tout surveiller serait bien plus dangereux que de laisser chacun expérimenter à sa guise. Sérieusement, qui trouve encore amusant de devoir confirmer qu’on n’est pas un robot à chaque coin de page ? Chez Venice, on propose plus de 200 modèles pour générer du texte, des images, du son, de la vidéo – sans censure, personnalisables à souhait et avec quelques « personnages » maison à qui parler (ou râler, ou flirter, la liberté on vous dit !). L’utilisateur adulte est roi, voilà le mantra.

Pas étonnant, donc, que la sauce crypto prenne si bien : deux « tokens » maison, l’un pour attirer la foule (le VVV), l’autre pour payer ses crédits IA (le DIEM). Même si, soyons honnêtes, à peine 8% des utilisateurs en font usage – le reste préfère sans doute le doux tintement de la carte bancaire.

L’atout maître ? Avoir quasiment rattrapé ChatGPT niveau fonctionnalités, tout en jouant la carte de la confidentialité. Au départ, Venice, c’était l’IA pour ceux qui avaient quelque chose à cacher (ou qui n’aiment pas qu’on fouille leur historique). Aujourd’hui, c’est franchement une alternative musclée qui attire jusqu’aux curieux les plus mainstream.

Et demain ? Les millions fraîchement levés serviront à acheter des GPU par palettes entières et à bâtir leurs propres data centers. Objectif : ne plus jamais rien louer et doper les marges. Bref, chez Venice, la révolution IA c’est un peu comme les gondoles… ça ne flotte jamais très bien dans le sillage des autres.

En conclusion, si vous cherchiez un endroit pour bavarder secrètement avec une IA (ou deux cent), Venice, c’est Venise : aucun risque de tomber à l’eau… mais attention, ça glisse toujours un peu quand on garde les mains dans ses poches cryptées !

Source : Techcrunch

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