« Les hackers sont comme le pollen : ils se faufilent partout, même là où vous ne les attendez pas… et déclenchent beaucoup d’allergies ! » Voilà une petite vérité printanière pour aller droit au cœur du problème : un vent cybernétique a emporté des centaines de milliers de dossiers médicaux appartenant au géant de la santé américain CareCloud.
Pour ceux qui pensaient que le mot « cloud » ne signifiait que « nuage » en anglais, on vous rappelle qu’il peut parfois se transformer en orage de données. CareCloud, qui héberge les données médicales de plus de 45 000 prestataires à travers les États-Unis, a vu un de ses « magasins » à informations dévalisé pendant au moins six jours de mars. Au menu du butin : noms, adresses, numéros de Sécurité sociale, passeports, permis… et même vos petits secrets de santé. Tout un poème.
Depuis l’incident, la communication de CareCloud a été aussi discrète que le wifi dans une grotte. Mais de nouveaux détails ont poussé à la surface, confirmant qu’au moins 345 000 personnes (le chiffre ne fait qu’augmenter) sont concernées. De quoi faire pâlir les dirigeants de la startup à la moindre notification sur leur iPhone.
La santé numérique, c’est bien… sauf quand il faut lui prescrire de la cybersécurité en urgence !
La manière dont les hackers ont opéré reste entourée de mystère. CareCloud mentionne simplement qu’un pirate « a affirmé avoir exfiltré des données », sans détailler comment cette promesse a été livrée — mais au pays du ransomware, il est fréquent que les cybercriminels envoient un extrait du casse, espérant une rançon pour garder le silence. Pour l’instant, aucun groupe n’a revendiqué haut et fort l’opération. Peut-être qu’ils préfèrent garder la surprise pour le prochain épisode ?
Le coup de force contre CareCloud s’inscrit dans une série noire pour le secteur médical : TriZetto, NYC Health + Hospitals, Craneware… Les failles pleuvent plus dru qu’un été anglais. À chaque fois, ce ne sont pas quelques MP3 ou photos de chats, mais bien des informations vitales, bancaires, et parfois biométriques (pensez doigts scannés au mauvais endroit, mauvais moment) qui filent vers les cieux numériques.
Derrière les rideaux de fumée et les silences radio, une chose est certaine : il va falloir booster l’antivirus du côté des clouds de santé. Imaginez un instant que vos dossiers médicaux soient toujours en sécurité. On en rêve tous, mais entre-temps, gardez un œil sur vos comptes et vos documents préférés. Qui sait, la prochaine lettre reçue ne sera peut-être pas une carte postale d’Hawaï, mais un « coucou, on a vos infos ! ».
En attendant la prochaine cyber-tempête, rappelez-vous : à défaut de soigner les maux, les hackers, eux, adorent collecter les mots… de passe !
Source : Techcrunch



