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Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

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Confer-encer sans filtre : la confidentialité n’a plus de secrets !

« On ne cache rien à son psy… sauf peut-être son historique de chat. » Voilà le début de notre histoire, ou plutôt de notre nouvel épisode dans la grande série « IA contre vie privée : qui va l’emporter ? »

Si vous trouvez flippant que vos assistants IA sachent tout de vous, rassurez-vous : vous n’êtes pas seul(e)! Aujourd’hui, chaque discussion avec ChatGPT ou consorts ressemble à une lettre ouverte à Mark Zuckerberg et consorts, prête à alimenter soit un algorithme publicitaire, soit une nouvelle génération de bots survoltés. Petit frémissement dans votre sacoche à données… Surtout depuis qu’on sait qu’OpenAI lorgne déjà sur la publicité comme un chat sur une souris (avouez qu’il fallait la placer celle-là).

Mais figurez-vous qu’un des papes de la confidentialité numérique, Moxie Marlinspike — oui, le génial co-fondateur de Signal qu’on s’arrache à la fête de la sécurité — vient de sortir un nouveau lapin de son chapeau : Confer. Sa promesse ? Un ChatGPT-like qui ne vendra jamais la mèche, ni vos secrets nocturnes. À l’inverse de tous ces modèles « grande bouche, petite mémoire », Marlinspike embarque l’esprit open-source de Signal et jure que même le serveur ne pourra jamais lire vos confessions existentielles sur le sens de la vie (ou votre addiction pour les Kinder Bueno).

Les apparences sont peut-être connectées, mais la confidentialité n’a jamais été aussi cryptée.

Au menu technologique, ce n’est pas du fast-food : chiffrement des messages jusqu’aux dents grâce au système WebAuthn passkey (le ticket d’entrée reste plus facile sur iPhone ou Mac, désolé les Windows-fans), et gros blindage serveur avec Trusted Execution Environment et vérifications en béton armé. Autrement dit, chaque phrase que vous tapez fait le parcours du combattant pour arriver à bon port… sans surveillant général dans les parages !

De l’autre côté du miroir, c’est un peu usine à gaz, mais avec une promesse aussi simple que rassurante : vos discussions ultra-persos resteront vos discussions, point barre. Personne n’ira s’en servir pour entraîner un robot qui vendra des baskets à votre double numérique (on ne vise personne… Google, tu tousses ?).

Le revers de la médaille ? Si vous espériez des heures de confessions illimitées sur vos chats (des vrais cette fois), il faudra sortir la carte bleue : 20 messages et cinq chats actifs pour le mode gratos, mais l’open-bar à 35$/mois pour les vrais fans de confidentialité. C’est presque le prix d’une session chez le psy, mais vos données ne finiront pas sur un panneau publicitaire, promis.

Morale de l’histoire : si l’IA veut vraiment être votre meilleur(e) confident(e), elle devra apprendre le silence… et le cryptage. Pour une fois que « rien ne s’entend » rime avec « rien ne se vend », on applaudit.

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Allez, derrière chaque grande intelligence artificielle, il devrait y avoir un petit cryptage qui sommeille. Après tout, l’intelligence c’est comme un secret : ça se partage… mais pas n’importe comment !

Source : Techcrunch

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