3D rendered ai text on dark digital background

Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

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Jusqu’où ira Google avec la génération d’images ultra-personnalisées ?

Peut-on vraiment déléguer la création d’images intimes à une intelligence artificielle qui connaît tout de nous ?

Google vient d’annoncer l’intégration de la génération d’images personnalisées, propulsée par Nano Banana, dans Gemini Personal Intelligence. Mais jusqu’où va cette personnalisation ? Et surtout, quels choix sont faits avec nos données ?

Grâce à ses connexions multiples avec votre compte Google – Gmail, Google Photos et plus encore –, Gemini serait capable de générer des images qui reflètent vos goûts et centres d’intérêt, même si vous ne les mentionnez pas explicitement dans votre commande. Imaginez demander simplement « Dessine-moi la maison de mes rêves » et voir apparaître une création adaptée à vos passions, sportives ou musicales, sans avoir eu à fournir de détails. Est-ce de la magie ou un simple algorithme omniscient ?

L’intelligence artificielle s’invite dans la sphère la plus personnelle de votre identité numérique, mais à quel prix ?

Autre nouveauté annoncée : Gemini utilise également les libellés de Google Photos. Il peut repérer ce qui fait votre « famille » ou vos « amis » et intégrer cette connaissance à l’image générée – simplement en commandant « Générez une photo de moi et ma famille en train de faire notre activité favorite ». Ces fonctionnalités semblent prometteuses, mais la simplicité cache-t-elle de nouveaux risques pour la confidentialité ?

Pour rassurer, Google précise qu’un bouton permettra de vérifier les sources utilisées pour créer chaque image et que vous pourrez corriger les interprétations erronées de Gemini. Mais suffit-il de pouvoir donner un « feedback » pour garder le contrôle ? Saurons-nous vraiment ce que l’IA sait de nous ?

Dans un premier temps, seuls les abonnés Plus, Pro et Ultra américains y auront accès, avant que l’option ne soit étendue à Chrome sur ordinateur de bureau et à d’autres utilisateurs. Ce déploiement progressif cache-t-il une phase de test à grande échelle ?

Depuis le lancement de Personal Intelligence, Google a élargi la disponibilité du service aux États-Unis, puis à des marchés comme l’Inde ou le Japon. L’ambition est mondiale. Mais alors que la personnalisation s’insinue dans nos contenus visuels, la question se pose : où placerons-nous la limite entre assistant attentionné et intrusion algorithmique ?

Source : Techcrunch

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