« Construire, c’est bien. Faire venir les clients pour admirer, c’est mieux ! » En 2025 — oui, bienvenue de l’autre côté du calendrier ! — une startup indienne nommée Runable décide de transformer l’une des plus vieilles questions de l’humanité devenue digitale : après la création d’un super site web, comment attirer la foule, et pas que ta maman et ton pote d’école ?
Si vous pensiez que l’ère des outils IA signait la fin des galères pour créer un site ou une appli, détrompez-vous, chers lecteurs ! Runable, boosterisé par un tout frais financement de 21 millions de dollars (oui, ça en fait des samoussas…), pense que la vraie bataille n’est plus dans la construction, mais dans la croissance — alias, comment transformer un site web en aimant à clients.
Avec ses 15 joyeux collègues à Bengaluru, Umesh Kumar (le boss) et Saksham Sarda (le co-boss), n’ont pas peur de jouer dans la cour des grands face à OpenAI et consorts. Leur arme secrète ? Un agent IA tout-terrain, sorte d’assistant super-héros qui ne se cantonne pas à bâtir des sites mais s’occupe aussi de trouver des clients, lancer des pubs, faire des slides pour impressionner belle-maman, et même booster la notoriété sur Google ET dans les chatbots d’IA. Oui, madame.
Runable ne vend pas des briques, mais la machine à café déjà pleine de visiteurs !
Après avoir d’abord voulu créer des technologies pour scraper le web (rien à voir avec le sport, promis), Runable a flairé la bonne affaire et s’est vite réinventé. Résultat : à peine trois semaines après le lancement de son système de paiement, la petite bande affichait fièrement un chiffre d’affaires annualisé de 2 millions de dollars. Pas mal pour une boîte encore plus petite que la classe de CM2 de votre cousin Arjun.
Leur proposition de valeur devient limpide : plutôt que d’apprendre à jongler entre la création de site, l’analytics, la pub, les réseaux sociaux et les campagnes marketing, Runable promet une expérience où il suffit de demander “trouve-moi 100 clients” et… tadaaa, l’IA s’occupe du reste (enfin, presque). La plateforme séduit déjà 1,7 million d’utilisateurs, majoritairement aux États-Unis, au Royaume-Uni, et au Japon, prouvant que la fringale de croissance ne connaît pas les frontières.
Tout n’est pas rose pour autant. Runable confesse que ses marges sont encore dans le rouge ; la faute à des coûts d’IA élevés et une générosité débordante vis-à-vis de ses clients. Heureusement, la baisse continue du coût d’utilisation des modèles laisse espérer que le Père Noël passera bientôt aussi chez eux.
Mais le vrai défi, c’est la compétition. Car pendant que Runable rêve de devenir le Uber Eats des clients web, les mastodontes de l’IA se lancent eux aussi dans la course aux agents. Malgré cela, Kumar persiste : là où les autres s’arrêtent à la création de l’appli, Runable pousse jusqu’à l’acquisition de clients, l’optimisation et la gestion de tout ce qui ferait pâlir d’envie un responsable marketing. Les premiers tests, même perfectibles, montrent déjà que Runable va plus loin que ses rivaux comme Cursor, même si quelques câbles (et comptes pub externes) restent à brancher.
Alors, la prochaine fois que quelqu’un vous dira qu’il suffit de « créer un site » pour lancer un business, répondez-lui : “C’est bien de coder, mais c’est mieux d’être reconnu !” Bref, Runable veut prouver qu’il ne suffit pas d’apporter une brique au mur du web — autant installer la sonnette pour que les clients sachent où sonner. Appelons ça l’immobilier du futur : plus qu’un site, un quartier animé !
Source : Techcrunch




