« Si Big Brother avait une voiture, il roulerait sûrement en GM OnStar. » Oui, aujourd’hui, au pays des voitures connectées, il n’y a pas que le moteur qui tourne… les données aussi ! General Motors vient tout juste de mettre un terme à une polémique digne d’une série Netflix avec un règlement juteux, parce que même dans la Silicon Valley, les vieux dictons se vérifient : il faut toujours lire les petites lignes… surtout quand il s’agit de votre trajet maison-boulot.
Tout a commencé en fanfare (ou plutôt en klaxon) lorsqu’un article du New York Times a révélé que de braves conducteurs nord-américains voyaient leur comportement de conduite passé… directement dans les portefeuilles d’assureurs via des petites fuites de données. Pourtant, rien à signaler, pensez-vous ? C’est mal connaître l’appétit de certains courtiers de données, qui se sont régalés des infos récoltées par le célébrissime service OnStar – vous savez, ce petit bouton bleu qui promet de veiller sur vous en cas de pépin… et qui veillait surtout sur votre façon de freiner ou d’accélérer.
Du coup, la fête a été un peu gâchée en Californie, où l’équipe du procureur général Rob Bonta s’est invitée à la soirée pour distribuer des amendes comme des cartons rouges en finale de Coupe du Monde. GM, accusé d’avoir commercialisé sans vergogne les données, noms, coordonnées, géolocalisations et comportements routiers de centaines de milliers de clients, a donc accepté de sortir le chéquier : 12,75 millions de dollars de pénalité, ainsi qu’une promesse de ne plus vendre ces fameuses données pendant cinq ans — et de tout effacer (sauf consentement explicite) dans les 180 jours.
Même dans le Far West des datas, le shérif finit toujours par débarquer.
Mais attendez ! Si vous êtes californien et que vous craigniez l’effet boomerang sur vos primes d’assurance, respirez : la loi californienne, tel un airbag juridique, interdit d’utiliser ces données pour fixer le tarif de votre police d’assurance. Le reste de l’Amérique n’a pas cette ceinture de sécurité… alors, attachez vos ceintures (et vos données) !
Pour GM, cette histoire est maintenant du passé : la marque rappelle que le produit Smart Driver, au centre de la polémique, a déjà été garé au garage en 2024 et jure la transparence (oui, la nouvelle mode chez les constructeurs, c’est la carrosserie vitrée côté confidentialité). GM répète qu’il veut renforcer la protection et la clarté de ses pratiques… Mieux vaut tard que jamais pour appuyer sur le frein, non ?
Pas une première, d’ailleurs : GM avait déjà taillé la route du côté de la Federal Trade Commission pour une histoire de partage de données, ayant accepté de renoncer à refiler certaines infos à des agences de notation. Décidément, dans la jungle numérique, GM apprend — à ses dépens — que la discrétion, c’est tendance.
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En attendant, chers conducteurs, souvenez-vous : même dans une voiture autonome, il vaut mieux garder une main sur le volant… et l’autre sur ses données personnelles. Car on n’est jamais à l’abri d’un virage (numérique) surprise !
Source : Techcrunch




