Internet LED signage beside building near buildings

Credits image : Leon Seibert / Unsplash

Réseaux sociauxSociétéTechnologie
0

Blackout et Boulette : l’Iran coupe le câble… et tout le monde rame !

« L’internet, c’est comme le café : on ne se rend compte de son pouvoir qu’une fois coupé. » Voilà, c’est exactement ce que vivent 92 millions d’Iraniens, privés du précieux nectar numérique depuis plus d’une semaine. Difficile de vérifier si tout le monde s’est mis à relire des livres papier ou à parler à ses voisins, mais c’est une certitude: la coupure bat déjà des records – de ceux dont personne ne rêve d’être le champion…

Le rideau est brutalement tombé sur le web iranien jeudi dernier, plongeant tout le pays dans le silence digital. Motif officiel ? Réprimer la vague massive de manifestations qui secoue le pays depuis la fin de l’année dernière. Ce n’est pas la première fois que les autorités recourent à cette méthode pour « calmer » la foule, mais selon les experts, jamais elles n’ont tenu aussi longtemps – plus de 170 heures hors ligne. Pour vous donner une idée, cela surpasse les précédents shutdowns iraniens et n’est battu que par le Soudan et la Mauritanie dans le triste hit-parade mondial de l’extinction des feux numériques.

Mais attention : selon les organisations, le classement est aussi variable qu’un débit ADSL de campagne. Pour certains, ce blackout pourrait même hisser l’Iran dans le top 10 des pannes les plus longues de l’histoire de l’internet. Une performance dont on se serait bien passé, non ?

Même coupé du monde, l’Iran reste connecté… à une triste médaille.

Si vous pensiez que nos amis iraniens ne peuvent plus ni râler sur Twitter ni liker des vidéos de chat, c’est encore plus fort : même les ministères sont soudainement tombés hors ligne, preuve que l’interrupteur a été actionné sans demi-mesure. Bon, bonne nouvelle pour les amateurs d’essence et les fans de paperasse administrative : certains services essentiels comme les stations-services et les banques ont récupéré la connexion. Oui, le régime iranien sait couper Internet, mais il aime son pétrole et son argent, visiblement.

Il subsiste tout de même quelques ruses numériques : une poignée d’irréductibles a réussi à garder la tête hors de l’eau digitale grâce à des terminaux Starlink… importés façon « contrebande high-tech ». Merci les exceptions américaines sur l’embargo, penserez-vous… Mais c’était sans compter la riposte : la possession des terminaux est désormais illégale, les réseaux brouillés, et les appareils confisqués. C’est sûr que le nouveau sport national, c’est la chasse aux satellites, pas la cyber-liberté !

En coulisses, le climat international s’échauffe : menaces d’intervention, déplacements de groupes militaires, fermetures d’ambassades, et même l’Europe qui part en vacances (forcées) de Téhéran. On pourrait croire à un scénario de série télé, mais c’est la réalité tendue d’un pays sous pression, où même les avions évitent maintenant de passer au-dessus. Ambiance, ambiance…

Alors, si vous trouvez que votre connexion rame pendant les soldes, pensez à nos amis iraniens : eux, ils viennent de décrocher le high score du mode hors-ligne. Mais pas sûr qu’ils veulent garder ce record sur leur CV national. Et pendant que le pouvoir coupe la lumière, c’est toute une société qui rêve de voir la fin du tunnel… Bit par bit, on finira bien par la retrouver, cette liberté numérique !

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.