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Credits image : Joshua Hoehne / Unsplash

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Antitrust : Google joue, les juges recadrent

« Pourquoi demander à Google quand mes parents ont déjà toutes les réponses ? » Sauf qu’ici, la blague ne fait plus rire personne… surtout pas le département de la Justice américain ! Depuis quelques années, la firme de Mountain View est encerclée par des avocats qui ne cliqueront pas sur « J’accepte » sans condition. Accusée de jouer au Monopoly, mais sans les petites maisons rouges, Google se retrouve face à plusieurs procès pour domination du marché publicitaire… et le plateau de jeu vient de prendre un détour inattendu.

En effet, dans un coin du ring judiciaire, Google s’est vu accuser d’abuser de sa position dominante, en copiant-collant son influence tant sur la recherche que sur la pub en ligne. Plusieurs juges successifs ont reconnu que la firme n’avait pas vraiment fait dans la dentelle — Google aurait usé de ses super pouvoirs pour imposer son moteur de recherche (et ses pubs juteuses) comme le boss incontesté du web. De quoi donner des sueurs froides à tout annonceur qui rêvait de jouer dans la même cour.

Mais là où on s’attendait à voir Google démantelé façon Lego après passage d’un enfant énervé, la justice américaine a sifflé la fin de la récré… sans tout casser. Adieu l’idée de forcer Google à vendre Chrome ou Android : le juge a décidé que ces joujoux pouvaient rester dans la même boîte. Seule obligation : Google devra arrêter d’offrir « l’exclusivité par défaut » sur ses outils et devra même partager un peu de ses jouets… pardon, de ses données… avec ses adversaires. Mais rassurez-vous, Google tente déjà d’appeler le service après-vente, et fait appel contre cet ordre.

Ce n’est pas la fin du Google-verse, mais juste une nouvelle requête dans le moteur de la concurrence.

Mais attention, retournement de situation ! Cette semaine, la cour a remis un nouveau carton à Google, cette fois sur son activité publicitaire. Suspense : va-t-on forcer Google à couper le cordon de son business pub ? Eh bien… non plus. Plutôt que de vendre sa poule aux œufs d’or, Google est prié de revoir quelques pratiques jugées un chouia trop hégémoniques. Le juge, lui, reste vague et n’explique pas vraiment comment le géant devra jongler avec ses engagements pro-concurrence… Bref, on attend la notice, qui sortira dans deux semaines. Patience, donc.

Côté Google, on kérosène la machine à com’. La vice-présidente de la régulation s’est empressée d’affirmer, droit dans ses AdWords, que c’est une victoire : « Ouf, on ne nous casse pas nos outils qui aident les petits commerces à grandir ! » Pendant ce temps, le grand public regarde cette bataille de pixels d’un œil circonspect : il faut dire que les mécanismes de la pub en ligne sont plus tortueux qu’un labyrinthe d’URL.

L’une des clés du procès ? Les deals tout sauf innocents entre Google et les fabricants : pour garantir sa place de moteur par défaut, la firme passait des contrats d’exclusivité béton; ou alors, elle partageait des miettes de revenus pubs avec les opérateurs en échange de son éternelle suprématie sur l’écran d’accueil. Un tour de « passe-passe » parfaitement légal… jusqu’à ce que le gendarme lanceur de dés atterrisse sur la case « antitrust ».

En résumé : Google reste maître du jeu, mais devra faire quelques concessions, façon mode « facilitation de la concurrence ». Le tout, sous l’œil vigilant — et assurément suspicieux — des autorités. Affaire à suivre, tant que personne ne tape « procès Google » sur Bing, évidemment.

Cette fois, Google n’aura pas besoin d’algorithme pour trouver une réponse… il n’avait qu’à taper « conséquences » dans sa propre barre de recherche !

Source : Techcrunch

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