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Credits image : Jackson Sophat / Unsplash

Intelligence Artificielle
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IA : quand les Américains boudent le robot, mais papotent quand même

« L’intelligence artificielle, c’est comme un mixeur : tout le monde veut en avoir un, mais personne ne sait vraiment quoi mettre dedans. » Voilà une jolie façon d’introduire la drôle de relation entre les Américains et l’IA, selon une récente étude du réputé Pew Research. Alors que la Silicon Valley est en ébullition avec un « été IPO brûlant » et que les robots semblent faits pour nous faciliter la vie, l’enthousiasme est loin d’être partagé de l’autre côté de l’écran !

Les chiffres, eux, sont hors service pour l’optimisme : seulement 16 % des Américains pensent que l’impact de l’IA sera positif dans les 20 prochaines années. Plus de deux fois plus de monde, 40 %, prédit la grimace numérique. Apparemment, l’avenir selon ChatGPT ne fait pas vibrer les foules, surtout quand il s’agit du destin collectif.

Sans surprise, la confiance envers les gardiens du temple technologique n’est pas très élevée… Deux tiers des personnes interrogées pensent que le gouvernement américain n’a aucune chance de réguler l’IA de façon efficace, et près de six sur dix n’ont pas foi non plus dans les entreprises du secteur pour jouer les anges gardiens. Bon, il faut dire qu’après quelques saisons de « Black Mirror », on devient vite méfiant.

La technologie fascine — mais surtout de loin, et sans oublier de garder la main sur le bouton « off ».

Les jeunes, éternels amoureux de la nouveauté ? Que nenni : ce sont les moins de 30 ans qui se montrent les plus sceptiques sur les bienfaits de l’IA. Seulement 14% d’entre eux voient le futur en rosy pixels. En bonus, près des deux tiers de la population trouve même que le développement de l’IA va beaucoup — mais alors beaucoup — trop vite. On dirait que nos cerveaux organiques n’aiment pas franchement le fast forward.

Passez donc à l’aveu : malgré toutes ces inquiétudes, l’IA infiltre déjà nos routines. Selon Pew, environ un quart des Américains bavardent quotidiennement avec un chatbot, surtout pour du dépannage boulot ou des recherches façon « Google survitaminé ». Et ChatGPT domine la cour de récré, utilisé aujourd’hui par 44 % des adultes, voire plus du double qu’en 2023. Derrière lui, Gemini, Copilot ou Meta AI se font plus discrets — Grok, Claude et Character.ai sont encore dans les oubliettes du web.

Côté garçons et filles, pas de match nul non plus : les hommes utilisent plus les IA, s’enthousiasment plus… et collectionnent plus de chatbots dans leurs favoris. Les femmes, elles, préfèrent garder une certaine distance, et ne voient pas toutes l’intérêt d’échanger recettes et infos fitness avec des algorithmes.

Ironic twist : alors que six Américains sur dix consultent volontiers des résumés générés par IA, surtout sur Google (difficile d’y échapper…), une bonne moitié du pays se passe très bien d’IA au quotidien. C’est surtout du côté des plus de 65 ans que l’on résiste fièrement aux sirènes du futur, trois quarts d’entre eux n’ayant jamais parlé à un chatbot. Leur argument : ni intéressés, ni pressés de le devenir.

En somme, l’IA, c’est un peu comme les épinards à la cantine : on ne rêve pas forcément d’en manger, mais on finit tous par en avoir dans son assiette. À méditer, avant que vos spams ne vous tutoient par votre prénom…

Source : Techcrunch

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