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Tempêtes sous les octets : quand les Typhoons visent l’Outback

« Ce n’est pas parce qu’il pleut sur Sydney que la foudre ne peut pas tomber sur Melbourne. » Ce vieux proverbe australien totalement inventé – mais tellement à propos – prend tout son sens quand le chef des espions locaux nous annonce que les hackers chinois ne se contentent plus de regarder les kangourous… ils préfèrent dorloter nos réseaux électriques et téléphoniques.

Mike Burgess, le grand manitou de l’ASIO (non, ce n’est pas une tablette connectée, mais bien l’Agence nationale de sécurité australienne), a décidé de profiter d’une belle conférence à Melbourne pour rappeler que l’ennemi numérique n’était pas un crocodile dans la rivière, mais un « Typhoon » dans les câbles ! Non pas une, mais deux équipes de hackers, ardemment sponsorisées par a République Populaire de Chine, joueraient aux équilibristes au-dessus des infrastructures critiques du pays, dans l’espoir de semer la zizanie ou d’épier tout le monde, histoire de voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Et si vous pensiez que Mike affolait la galerie pour rien, il est sur la même longueur d’onde que Washington : aux États-Unis, on dit aussi que ces petits génies du clavier pourraient non seulement « arrêter le courant », mais carrément éteindre la lumière dans tout le pays, juste histoire de voir si une veillée à la bougie, c’est si romantique.

Malgré le tapage, ce sont parfois ceux qui chuchotent derrière les écrans qui font le plus d’ombre.

Derrière ces pseudonymes météorologiques – Volt Typhoon d’un côté, Salt Typhoon de l’autre – c’est un vrai festival : le premier rêve d’actionner un interrupteur géant pour couper nos énergies, l’eau et pourquoi pas, le Wi-Fi (l’horreur) ! Le second, plus discret, préfère prendre la poudre d’escampette dans les réseaux télécoms pour collecter les conversations (merci les textos amoureux interceptés…) et les données sensibles à grandes brassées. Même l’invincible FBI a beau jeu de tirer la sonnette d’alarme : changez de messagerie, et vite, sinon vos sextos risquent d’être notés en mandarin !

Et si le doute subsistait sur l’ampleur du phénomène, n’oublions pas nos amis canadiens, toujours à l’affût du grand froid et… des cyberattaques : eux aussi ont vu leurs opérateurs téléphoniques passer à la moulinette chinoise.

Face à tout ce remue-ménage, la Chine, elle, joue la partition de l’innocence parfaite, niant toute implication. Après tout, dans le vaste monde la cyberguerre, elle préfère dire que les tempêtes numériques, ça n’existe que dans la tête des espions australiens un peu trop férus de séries d’action.

Mais dans cette ambiance électrique, méfiez-vous : en cybersécurité, il n’existe pas d’orage sans nuage. N’attendez pas que Volt Typhoon ou Salt Typhoon s’invitent dans votre salon pour vérifier la météo de vos données. Car en Australie, on ne plaisante pas avec le BBQ mais encore moins avec le Wi-Fi !

Source : Techcrunch

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