« L’intelligence artificielle, c’est un peu comme un enfant prodige : elle apprend vite, mais elle fait aussi beaucoup de bêtises ! » Voilà une citation idéale pour ouvrir notre plongée loufoque au cœur du débat qui agite les cerveaux les mieux câblés du CES 2026. Si vous pensiez que l’IA était déjà partout, détrompez-vous : à écouter les pontes réunis sur la scène du All-In podcast, elle n’a pas encore fini de tout bouleverser, et pas seulement votre playlist Spotify.
Jason Calacanis, patron du micro grinçant, a ainsi tendu la perche à Bob Sternfels (boss chez McKinsey) et Hemant Taneja (big boss de General Catalyst, l’un des investisseurs coulants du moment) pour décortiquer la tornade que l’IA fait souffler sur l’investissement et le monde du travail. Spoiler : leur discussion ressemblait à la bande-annonce d’un film catastrophe, mais avec moins d’explosions et plus de chiffres à neuf zéros.
Pour Taneja, les licornes IA d’aujourd’hui galopent à une allure si folle que même Stripe (la star de la fintech, devenue énorme « seulement » en 12 ans) fait figure de tortue. Anthropic, la pépite de son portefeuille, aurait décuplé sa valeur en un an à peine. Et ce n’est que le début ! Dans son viseur, l’apparition d’une écurie de start-up à mille milliards de dollars… Ça fait rêver ou ça fait peur ? Les deux, mon capitaine.
Derrière la ruée vers l’IA, chaque entreprise hésite entre « freiner » ou « foncer » – et la peur de finir dépassé par les robots n’arrange rien !
Mais pourquoi une telle frénésie ? Sternfels dégaine l’argument massue : oui, tout le monde s’essaie à l’IA… mais la vraie adoption, surtout chez ceux qui ne sont pas nés geeks, ça coince. « J’écoute mon CFO ou mon CIO ? » plaisante-t-il. D’un côté, les responsables financiers veulent temporiser (« Pas assez de retour sur investissement ! »), de l’autre les responsables informatiques paniquent (« Si on se réveille trop tard, on va se faire disrupter façon dinosaure »). Ambiance chaleureuse dans les salles de réunion, donc.
Et la révolution n’épargne pas le p’tit dernier de la chaîne alimentaire : le travailleur fraîchement diplômé. Jason Calacanis, toujours aussi rassurant, soulève la grande crainte : l’IA va-t-elle croquer tous les jobs d’entrée de gamme, laissant nos jeunes apprendre le macramé à la maison ? Sternfels et Taneja se veulent rassurants : ce ne sont pas les robots qui manquent, mais le bon vieux jugement humain (et un brin d’inventivité, histoire de faire la différence face à la machine). Ils insistent : il faudra réapprendre toute sa vie — fini l’époque où un diplôme suffisait à dérouler sa carrière peinard.
Mais il y a de l’espoir ! Calacanis rappelle que, si l’IA progresse à vue d’œil, les humains, eux aussi, peuvent se réinventer. Motivation, créativité, un zeste de culot : plus que jamais, la recette du succès ne tient pas seulement à manipuler des données, mais à oser s’affirmer et à sortir du lot. Preuve que l’avenir n’est pas (totalement) écrit en langage Python.
Pour illustrer, Sternfels dévoile la stratégie McKinsey façon 2026 : autant d’agents IA « personnalisés » que d’employés, mais sans licencier à la pelle ! Au contraire, on redirige les humains vers l’innovation et le client, tandis que certaines tâches administratives passent… à la trappe (ou plutôt à l’algorithme). Comme quoi, même dans le monde des robots, l’humain reste le seul à pouvoir tenir la souris par la queue.
Alors, la prochaine fois que votre boss vous demandera si l’IA va vraiment prendre votre place, vous pourrez lui répondre en riant : « Peut-être, mais elle n’a pas encore appris à faire du café ou à raconter de bonnes blagues ! » Allez, on termine sur ce trait d’esprit… qui, espérons-le, n’est pas trop artificiel.
Source : Techcrunch




