« Si l’argent ne fait pas le bonheur, au moins il fait tourner le box-office ! » Voilà qui pourrait résumer l’aventure rocambolesque de “Melania”, le documentaire plus flashy que les escarpins de la Première Dame elle-même. Car oui, ce film sur Melania Trump cartonne en ce moment dans les cinémas américains, mais ne croyez pas que c’est uniquement le génie du septième art qui a fait trembler les billets verts.
Pour son week-end d’ouverture, le documentaire décroche la médaille de bronze avec 7,04 millions de dollars, juste derrière le thriller hollywoodien “Send Help” (20 M$) et “Iron Lung” (17,8 M$), l’adaptation vidéoludique signée par le YouTuber Markiplier. On dirait que Melania, même au cinéma, aime rester discrète tout en s’invitant au podium. Mais attention, le coffre-fort ne pétille pas encore : Amazon a lâché 40 millions pour acquérir le film et a englouti 35 millions dans sa promotion… Alors, comptez bien, on est loin du jackpot.
Mais pourquoi une telle folie dépensière ? Selon les mauvaises langues (et quelques vétérans du milieu), Amazon n’a pas cassé la tirelire juste pour remplir les salles obscures. La rumeur court que la plateforme de Jeff Bezos voulait surtout marquer des points politiques, au point que l’ancien cadre Ted Hope parle de “pot de vin déguisé de luxe”. Bref, l’argent coule à flots, mais le prestige tarde à suivre la vague.
Quand un documentaire tente de séduire le public et le pouvoir, il faut s’attendre à quelques glissades sur le tapis rouge.
Du côté coulisses, ambiance pas vraiment carte postale : le réalisateur Brett Ratner revient après six ans de “pause” imposée par de sévères accusations de harcèlement (qu’il réfute, pour ceux qui suivent le feuilleton). Deux tiers de l’équipe new-yorkaise ont carrément demandé à ne pas être crédités ! Même les critiques n’avaient pas le droit de visionner le film avant sa sortie – peut-on y voir un voile pudique ou un simple rideau de fer ?
Résultat des courses : flops critiques en pagaille ! Avec un misérable 7% sur Metacritic et 10% sur Rotten Tomatoes, “Melania” décroche la palme de la “mal-aimée du mois”. Manohla Dargis du New York Times n’hésite pas à parler d’une chronique “ultra-contrôlée” des journées très (trop ?) organisées de Madame Trump. Même la venue du patron d’Apple, Tim Cook, à la projection à la Maison-Blanche n’a pas suffi à faire décoller la hype.
Ceci dit, chez Amazon, on ne panique pas (on a des réserves, voyez-vous). Kevin Wilson, le big boss de la distribution, promet un « long avenir » à la fois au film et à la future série documentaire sur Prime Video. Après tout, quand on a mis autant de beurre dans les épinards, on ne va pas balancer l’assiette à la poubelle au premier faux pas !
Moralité de cette histoire ? Au cinéma comme en politique, il n’y a pas que l’image qui compte… il y a aussi l’arrière-plan ! Pour Melania, espérons que la suite sera moins “first-flop” et un peu plus “first-lady”. Après tout, on ne fait pas d’omelette sans casser… des records !
Source : Techcrunch




