« Pourquoi viser la lune quand on peut viser Mars… ou mieux, mettre ses superordinateurs en orbite ? » Chez Elon Musk, l’impossible n’est qu’un détail d’organisation et l’audace, un carburant renouvelable – surtout quand le sujet, c’est l’IA et un retour d’entre les morts façon Dojo3, le Terminator des puces Tesla !
Rappelez-vous : Dojo, ce supercalculateur censé propulser la conduite autonome dans une Tesla près de chez vous, avait récemment tiré sa révérence à la suite du départ de son gourou, Peter Bannon, et la dispersion de son équipe façon nuées de robots chez DensityAI. Beaucoup, à ce moment-là, pensaient que Musk repartirait humblement faire ses courses chez Nvidia et AMD, en mode « C’est pas grave, je rachèterai tout fait. »
Mais chez Musk, le plan n’est jamais ce qu’il semble être ! Le voilà qui, lors d’un petit post dominical sur X, annonce tout sourire le retour de Dojo3. Mais cette fois, finies les routes et les ronds-points, il veut entraîner ses IA dans l’espace. Tesla va donc relancer le projet pour des « computes » spatiaux. Enfin un projet qui vise haut, même littéralement.
Dojo, le supercalculateur qui voulait conquérir la terre, rêve maintenant de se prendre pour une étoile filante.
Pourquoi ce revirement ? Parce que le futur de l’IA, selon Elon, pourrait bien se jouer au-dessus de nos têtes. Avec une pénurie de watts sur Terre façon Black Friday chez Leclerc, la tentation de mettre les datacenters en orbite — là où le soleil brille toujours — semble irrésistible. Sam Altman (OpenAI), un autre champion du « toujours plus », commence à y penser aussi. Sauf que Musk peut déjà envoyer ses serveurs et sa hype sur Mars, merci SpaceX et son IPO qui prépare la conquête de cette nouvelle frontière numérique ultra-high-tech.
Évidemment, vouloir installer un centre de calcul sur une soucoupe volante, c’est aussi simple que de refroidir une raclette au Sahara. Entre l’absence d’air pour dissiper la chaleur et tous les caprices du vide spatial, le pari reste vertigineux. Mais, spoiler, le patron de Tesla adore foncer dans l’improbable : poser la question en public, recruter direct sur X, demander vos plus belles galères techniques par mail… Avec lui, la frontière entre science-fiction et agenda R&D s’estompe sévèrement.
Coïncidence ou stratégie calculée ? Au même moment, Nvidia lançait Alpamayo, une IA libre pour voitures autonomes qui chatouille la dominosphère FSD signée Tesla. Elon, jamais avare d’un bon mot, répond sérieusement qu’il souhaite que ses concurrents réussissent (tout en les dépassant à Mach 5, évidemment). À long terme, qui sait qui gagnera ?
En attendant, si vous aussi vous rêvez de programmer des robots de l’espace plutôt que des chatbots de bureau, préparez votre CV : Elon vous attend déjà, prêt à conquérir l’infini… et au-delà !
Et si Dojo3 finit perdu dans l’espace, au moins il pourra toujours dire « Houston, on a un calcul ! »
Source : Techcrunch




