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Credits image : Yiting He / Unsplash

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L’IA va-t-elle vraiment redéfinir l’industrie automobile ?

La course à l’autonomie automobile est-elle en train de bouleverser l’industrie ou n’est-elle qu’un simple effet d’annonce? Lorsque Rivian a récemment organisé sa journée « Autonomy & AI Day » à Palo Alto, les ambitions de la start-up américaine semblaient dépasser la simple production de véhicules. Mais que cache réellement cette stratégie plus large, où l’IA et les solutions logicielles deviennent des moteurs de croissance autant que les voitures elles-mêmes?

En arpentant le campus de Rivian, une question s’impose : jusqu’où l’entreprise veut-elle aller dans l’autonomisation de la conduite? Contrairement à Tesla, il n’y avait pas de robots humanoïdes lors de l’événement, mais la présentation d’un système avancé d’aide à la conduite n’est que la première marche. Aujourd’hui, Rivian propose une conduite assistée sans les mains sur environ 217 000 km de routes, mais vise à étendre cette technologie à 5,6 millions de kilomètres, y compris les rues urbaines, d’ici 2026. Pour l’utilisateur? Un abonnement à 2 500 dollars ou 49,99 dollars par mois. Est-ce le prix de l’innovation ou le début d’un modèle économique tout autre?

L’étape suivante semble déjà se dessiner. Rivian a annoncé le développement de sa propre puce 5nm, réalisée avec Arm et TSMC, pour équiper son « autonomie computer » qui devrait prendre place dans le SUV R2 fin 2026. Mais à quel coût pour le client, alors même que le tarif n’a pas été précisé? Et surtout, doit-on y voir la préparation d’une offre à la Tesla, où chaque fonctionnalité autonome devient une ligne sur la facture?

Rivian choisit l’intégration logicielle et le hardware propriétaire, mais rêve-t-elle d’être fournisseur de technologies plutôt que simple constructeur?

Un scénario intrigue particulièrement : celui de la vente ou la licence de ses technologies à d’autres constructeurs, voire d’autres secteurs. Déjà en partenariat avec Volkswagen dans un joint-venture autour de l’architecture électrique, Rivian a aussi récemment créé deux spin-off centrées sur la mobilité et l’IA industrielle. Signe que l’écosystème se diversifie et que le logiciel pourrait devenir aussi central que la tôle.

Les marchés ne sont pas insensibles à cette stratégie. Certains analystes, comme chez Barclays, parient sur la possibilité de voir Rivian vendre son processeur maison à des entités externes comme Mind Robotics. D’ailleurs, le CEO RJ Scaringe n’a pas éludé la question, laissant entendre que l’imagination a toute sa place dans la roadmap de l’entreprise. Est-il encore possible de percevoir Rivian seulement comme un fabricant de véhicules électriques classiques?

L’ambition de maîtriser la chaîne, du hardware au logiciel, inspire d’autres acteurs. La démonstration publique de l’IA embarquée de Rivian, malgré quelques sueurs froides le matin même, s’est déroulée sans accroc. Osera-t-on un parallèle avec l’ambition d’éditeurs de logiciels, qui n’hésitent plus à exposer leurs prototypes au grand public malgré les risques de bugs en direct?

Ce séisme touche plus largement l’ensemble du secteur. Ford et Renault font front commun pour proposer des modèles électriques abordables en Europe, pendant que l’essor du robotaxi bouleverse les usages et questionne les frontières entre mobilité, IA et confidentialité. Face à cette effervescence technologique, la prudence reste-t-elle de mise ou faut-il accélérer la cadence?

À l’heure où presque un lecteur sur deux estime qu’il faut « continuer sur la même voie » en matière de véhicules autonomes – contre 23 % en faveur d’une accélération et près de 30 % prônant de lever le pied –, une question domine : le futur de l’automobile sera-t-il réellement défini par la technologie ou bien par notre capacité collective à accepter un monde où l’intelligence artificielle prend le volant?

Source : Techcrunch

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