« On n’est jamais mieux servi que par soi-même… surtout quand l’IA commence à vous inventer une nouvelle recette de gratin. » Voilà qui pourrait résumer l’aventure de John Davie, le patron visionnaire de Buyers Edge Platform qui, ne trouvant chaussure à son pied dans la jungle des IA, a décidé de créer la sienne. Exit les assistants bourrés d’hallucinations dignes d’un festival de science-fiction : bienvenue à CollectivIQ, l’IA qui ne se contente pas de réfléchir toute seule dans son coin.
Le concept : plutôt que de mettre tous ses œufs dans le panier d’un seul modèle d’IA, CollectivIQ consulte ChatGPT, Gemini, Claude, Grok et bien d’autres, puis fait la moyenne de leurs réponses pour concocter LA vérité, ou, du moins, quelque chose qui s’en rapproche plus que la fiction souvent servie par une IA solo. Et tout ça, en mode sécurisé et crypté, SVP : chez CollectivIQ, les secrets de l’entreprise ne fuient pas à la machine concurrente entre deux prompts.
Mais pourquoi ce casse-tête ? John Davie raconte sa désillusion : enthousiasme initial pour les outils d’IA, puis grosse migraine en découvrant deux écueils majeurs : 1) ses employés partagaient (involontairement) les infos stratégiques avec des IA pas toujours bienveillantes, et 2) certaines IA vendaient du rêve au point de finir dans des PowerPoint aussi vrais que les licornes. La goutte d’eau ? Devoir décider quels chanceux collaborateurs auraient accès à l’IA, à coups de contrats ruineux, pour des résultats parfois aussi flous que le menu d’un restaurant vegan façon dadaïste.
Quand l’IA vous donne plusieurs versions de la vérité, autant leur demander de voter à main levée !
Ni une ni deux, John a mobilisé son CTO, retroussé les manches de son hoodie, et hop : CollectivIQ était née (incubée en interne, à la bonne franquette tech). L’idée : réunir le meilleur de chaque modèle d’IA, comparer leurs réponses, et ne garder que le “blend” le plus fiable, comme un bon whisky. Fraîchement déployé chez Buyers Edge début 2026, l’enthousiasme fut au rendez-vous. Et comme les clients bavaient autant d’envie que devant un buffet à volonté, CollectivIQ est passé de plat du jour en cantine interne à spécialité ouverte à tous.
Côté business, CollectivIQ a choisi la voie du « payeur heureux, client fidèle » : on paye à l’usage (et pas pour des abonnements qui sentent le piège à ours), tandis que la startup gère en coulisse les “tokens” facturés par les API des grands modèles. Un modèle qui sent la disruption… ou du moins, l’air frais dans la cours d’école de l’IA d’entreprise.
Cerise sur le gâteau low-carb : John Davie a entièrement financé CollectivIQ lui-même, avec la volonté d’aller prochainement lever des fonds pour passer à la vitesse supérieure. Pour lui, c’est le retour à la case startup, 28 ans après avoir posé les premières briques de Buyers Edge. Les jours de galère, les débats en mode pizza-coders, les remises en question techniques et l’alchimie du “c’est en forgeant qu’on devient forgeron de l’IA” : bref, l’aventure, la vraie.
Alors, la morale de l’histoire ? Entre IA dispersées façon puzzle et hallucinations collectives, il fallait bien une solution pour remettre les réponses à l’endroit. Finalement, si l’IA a parfois la tête dans les nuages, c’est CollectivIQ qui semble avoir trouvé la bonne météo pour sortir du brouillard. Et rappelez-vous : si vous n’êtes pas assez malin pour tromper une IA, venez tester CollectivIQ… il paraît qu’ils ne prennent pas vos hallucinations au sérieux, eux !
Source : Techcrunch




